{Hauts-Plateaux} Triste journée... [PV Moussy et Opy]
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Lun 20 Juin - 19:56
J'étais en train de jouer depuis déjà quelques minutes dans la clairière. Touffe de Neige ne m'avait pas vu sortir de la pouponnière et il fallait en profiter... Sous prétexte que je toussais je n'avais plus le droit de me dégourdir les pattes !
Le camp était désert et le soleil n'était pas encore apparu. Je m'amusai à poursuivre une feuille lorsque je vis Mousse de Secret sortir de son antre. Je m'immobilisa et rampa vers la pouponnière. Je savais qu'il ne pouvais pas me voir, mais qu'il pourrait me repérer facilement s'il se rapprochait. Alors que je pensais qu'il irait vers la réserve de gibier, notre guérisseur marcha rapidement vers la sortie. Etrange... Il doit aller récolter des herbes ! Aussi vif que lui je décidai de le suivre. Je dus m'arrêter aussitôt, repris par une quinte de toux.
Je m'enfouis le museau entre les pattes qu'il ne m'entende pas. Je me rapprocha de l'entrée et me faufila le plus silencieusement possible à l'extérieur. C'est immense ! Je resta quelques secondes à observer le paysage avant de me rendre compte que je ne voyais plus Mousse de Secret. Soudain je repéra son odeur. Je me mis à la suivre en trottinant. Il va moins vite que moi normalement, non ?.
Après quelques minutes à suivre la piste, toujours aucune trace. Le vent froid me fis trembler. Je devrais peut-être rentrer... Je me rendis alors compte que je ne savais plus où était le camp. Je me remis donc à suivre la piste, plus vite. Et au bout de quelque instant je le vis, immobile. Surpris, je me cachai et m'approchai silencieusement. Il avait les yeux fixés sur la forêt, de l'autre côté d'un sentier de terre. Forêt qui sentait bizarrement, d'ailleurs. Plus j'observais celle-ci, plus je me rendais compte qu'elle était faite d'arbres étranges, plus grand et au tronc plus lisse que les chênes que l'on voyait rarement sur la lande...
Je reportai mon attention sur Mousse de Secret. Il était immobile, parfaitement immobile. Il semblai perdu dans ses pensées. Il n'a pas l'air de chercher des herbes... Mais alors qu'est-ce qu'il fait là ? Mon incompréhension en grandissant augmentait mon inquiétude, loin du camp face à un chat qui semblait insensible à ce qui l'entourait... Je compris alors que la forêt en face appartenait à un autre clan ! Mais qu'est-ce que notre guérisseur faisait ici ?

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Lun 20 Juin - 22:12
L'air suffoquant, les odeurs venteuses horribles, le territoire à découvert, le regard des autres chats.
Tout ces détails, et tant d'autres, je ne supportais plus cet endroit, et le manque de mon clan natale creusait peux à peux mon cœur en un gigantesque fossé insurmontable.
Un torrent ascendant de sang semblait se faufiler à travers l'intégralité de mon corps, mon regard bleu luisant d'un éclat violet semblait brûler, brûler d'ardentes étincelles de détermination.

Je sortis de mon gîte, piétinant sur mon passage un nombre impressionnant de plantes, je n'en pouvais plus de cet endroit, je n'en pouvais plus de cette odeur qui me prenait à la gorge et me dégoutait jusqu'à l'os. Je me mis à marcher, courir même, je voulais sortir de cet enfer, retourner à ma famille, mon clan, ma vie.
Très vite, je me retrouvai le souffle court, je décélérai le pas, mais plus je m'éloignais, plus je sentais sur mes épaules les regards épieurs, je me sentais comme en cage, non, en vérité, je me sentais comme une sourie, prise au piège, dans un immense et effrayant troue noir.
L'animal cours, cours et cours encore, elle court toujours plus vite, toujours plus loin, hurle toujours plus fort, mais personne ne l'entend, personne ne la vois, elle est prise au piège, fichue, dans la gueule du loup. Là, c'était pareil, sauf que je n'étais pas une pauvre souris, et je n'étais pas en proie à la gueule ouverte d'un loup. C'était mon passé, plus rapide, plus grand, plus fort que moi, qui me coursait, et me rattrapait à une vitesse hallucinante. Moi? J'avais peur, je courrais, toujours sans m'arrêter, je courrais tête baissée, je courrais pour sauver ma peau, pour sauver ma santé mentale.
Je me stoppai à la frontière, les pattes tremblantes, je n'avais même pas sentis l'odeur du matou qui me suivait, j'étais dans ma bulle, dans mon monde, dans ma détresse, désespérément seul.

Je labourais le sol, de grands coups de griffes hargneux, mon regard était ternis de désespoir, mes pattes flageolantes. Finalement, je sautai le pas, et traversai la frontière.
J'en étais comme libéré, libéré de ce poids insupportable pesant lourd sur mes épaules. Je m'assis, et savourai avec délice cette odeur ombreuse, mon être tout entier s'en emmitoufla.

Mon rêve le plus chère était sur le point de se réaliser, cependant, j'étais torturé par le remord, je haïssais ce clan: le clan du vent, mais ma haine ne faisait pas de moi un monstre, je ne pouvais oublier le fait que j'étais leur unique guérisseur depuis la mort de mon mentor. Le souvenir du vieux chat m'enveloppa d'une fraicheur apaisante et son odeur d'une sagesse me transperça le cœur, j'avais l'impression que sa fourrure blanche était proche de la mienne, que le guérisseur m'observait. Je frissonnai et me raidis. Une odeur, venteuse...

-Petite Opale

Murmurais-je avec dans la voix un vague sentiment de trouble, mais ce qui en perçait était essentiellement de la confusion, le chaton allait il tout dire au clan?
Je m'immobilisai, ne pouvant cacher plus longtemps mon trouble. J'étais ces derniers temps perdu, perdu à mon passé, perdu dans ce trop vaste enchevêtrement d'évènements qui m'ont bouleversé. J'étais comme traumatisé, au point que même ma foie envers le clan des étoiles avait volée en éclats, des milliers de petits éclats, des éclats rouges, rougis de mon sang.
Même mes miaulements étaient rauques, c'est d'un son grave et chevrotant que je grognai, sans trop savoir pourquoi.
Tu n'as pas 20 lunes et tu te comporte comme un ancien aux portes de la mort songeais-je, de toute façon, en quelques sortes, tu es aux portes de la mort, en territoire ennemi, perdu dans tes pensées, avec derrière toi un chat de ce clan que tu as haïs toute ta vie. mes pensées aussi sombres que le néant assombrirent ma mine, et l'éclat de mon regard s'éteignis, j'étais, il faut le dire, au bord du gouffre, au bord d'un profond précipice, un précipice sans fond, aucun échappatoire, aucune chance, un seul désire, une seule envie, un seul sentiment: la mort.

Mes épaules étaient creusées, mon dos vouté, mes yeux plissés et vitreux, je sentais sous mes pattes avants ramenées sous mon poitrail bien droites bien que mollassonnes, je les sentaient, mes côtes, cernées sur ma fourrure noire de jais, cernées sur ma peau fine et si fragile de mon ventre. Ma fourrure était hérissée des oreilles au bout de la queue, et mon cœur était aussi douloureux que si l'on avait enfoncer durant des saisons et des saisons, encore et encore, avec acharnement de grands et aiguisés pieux en plein sur une grosse plaie, pour qu'elle ne ce referme jamais, et que la victime souffre éternellement, qu'elle pleure en silence, qu'elle pleure seulement quand elle est seule, et que sa santé mentale et physique ne ce détériore considérablement.

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Mar 21 Juin - 14:39
Je commençai à trembler, caché dans mon buisson. Le vent redoubla et je me cachai au cœur des racines pour me protéger. J'observai la forêt. Elle était sombre, inquiétante, et paraissait dépourvue de tout signe de vie. Il en émanait une odeur amère, lourde et poisseuse. Rien à voir avec celle de mon clan, fraîche et légère. Cette multitude d'arbres était tout sauf accueillante.
Soudain je fus assailli par mes souvenirs. Par une nuit froide, et par l'odeur que je venais de découvrir. Je compris qu'en réalité je la connaissais déjà parce que c'était là que j'étais né, que ma mère du clan de l'ombre m'avait donné le jour. Je revis ces moments avec un certain étonnement. Tout était flou et la réponse à la question qui me hantait depuis que je savais que Touffe de Neige n'était pas ma mère ne me serait pas donnée ici. Je secouai la tête. Rien ne servait de penser au passé, seul le présent devait m'intéresser dorénavant. Peu importe mes origines, mon seul clan était celui du vent.
Je me rendis alors compte que Mousse du Secret avait disparu. Je relevai la tête et sortit du buisson sur mes gardes. Je savais donc que ce territoire était celui du clan de l'ombre, pas spécialement réputé pour sa gentillesse. Je rampai jusqu'à l'endroit où notre guérisseur se tenait quelques secondes auparavant et je repéra son odeur qui se dirigeai vers... Non, c'est impossible ! Pourquoi Mousse du Secret irait-il là-bas ? Je me concentrai et dus me rendre à l'évidence, il avait franchi la frontière. Je savais que les guérisseurs pouvaient sortir de leur territoire dans certaines circonstances mais ne voyais pas l'intérêt de le faire à cette heure-ci, et sans prévenir notre chef. Je m'approchai de la frontière en essayant de le repérer. Il faisait toujours sombre et il était introuvable. Est-ce que je dois aller chercher du renfort ? Peut-être qu'en longeant la frontière je croiserai une patrouille... Et puis je me rendis compte que le temps allait manquer avant que Mousse du Secret soit trop loin en territoire ennemi.
-Mousse du Secret, appelai-je d'une petite voix !
A peine avais-je terminer de parler que je fus repris par une quinte de toux plus violente que les précédentes, m'obligeant à m'allonger. J'avais du mal à penser clairement. Pourquoi est-ce que je dois être malade maintenant ? Je pestai contre moi-même. Et plus le temps passait, plus je m'inquiétais. J'avais du mal à tenir sur mes pattes. Je n'arrivai pas à comprendre pourquoi Mousse du Secret était sur le territoire du clan de l'ombre, ni pourquoi il ne me répondait pas. Je ne comprenais plus grand chose en fait.
Alors une pensée me traversa l'esprit. Je me rappela que notre guérisseur venait aussi du clan de l'ombre. Et si... Non. Ce n'était pas possible. Peut-être voulait-il voir sa famille ? Etaient-ils encore vivants ? Ma tête commençai à tourner... Le temps jouait contre moi. Malgré tout, je ne pouvais me résoudre à franchir la frontière.
-Mousse du Secret, criai-je du plus fort que je pus !
Une violente bourrasque coupa la fin de ma phrase. Je rampai plus qu'autre chose vers le buisson le plus proche mais dus m'arreter avant, à bout de force. Je n'avais jamais autant marché, et ma toux n'arrangeait rien. Mes pattes tremblaient tellement que je renonçai à rejoindre le buisson. Je me blottis en espérant que Mousse du Secret m'avait entendu. Je releva la tête et fixa la forêt. Toujours aucun signe, aucune ombre. Je toussais presque sans m'arreter maintenant. Et plus j'essayai de trouver les raisons qui avaient poussé notre guérisseur ici, plus elles semblaient s'éloigner de moi.

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Dim 26 Juin - 18:03
Un bruit me tira de mes pensées, le brouhaha de mes pensées se fondit en un bruit rauque et presque inaudible, pourtant si près de moi.
Je sentais toujours l'odeur de l'animal, Petite Opale, étais-ce lui qui faisait ce bruit étrange? Je me concentrai pour en avoir le cœur nette.
Ce bruit, rauque, gras, je devinai une toux, une toux très grasse et très sèche aussi. Je devais ramener le chaton camps, et tout de suite, avec un temps et une toux pareil, tout pourrait très vite dégénérer.

-Inconscient, pourquoi m'as tu suivis?! Miaulais-je malgré la peur intense qui perçait ma voix de son gout salé et amère.
Vous savez cette peur de perdre quelqu'un, cette peur que s'il ne s'en remettait pas, vous vous sentirez responsables et vous vous en voudrez toute votre vie? C'est cet abominable sentiment qui me rongeait de l'intérieur, et finirait tau ou tard par avoir raison de ma détermination. Je pris entre mes crocs le jeune félin, sa fourrure était douce, mais sa peau était chaude, je pressai le pas.
Une toux rauque, une respiration presque saccadée, une peau chaude, donc surement de la fière, Petite Opale pouvait très bien avoir le mal vert.

Je le déposai sur le sol douillet de ma tanière le chaton encore inconscient. Je le posai avec douceur dans une litière de mousse bien chaude. Chacun de mes membres tremblaient, mon cœur semblait en feu, comme s'il allait bondir hors de ma poitrine, la pestilentielle odeur de la peur, de ma propre peur me donna la nausée. Je reniflai e petit, la chaleur du clan devrai surement le détendre légèrement, le pauvre matou avait l'air d'avoir du mal à respirer, je m'enfonçai dans la réserve de plantes, l'odeur entêtante de la tussilage me vint très vite, il n'y en avait plus beaucoup, et leur odeur m'indiquait qu'elle était très sèche. Je pris cependant quelques feuilles et donnai le médicament à l'animal qui s'était entre temps roulé en boule.

Je soupirai et me roulais à mon tour en boule dans ma litière et fermai les yeux.
Mon cœur se serra, Jamais je ne reverrais mon clan, jamais songeais-je en me crispant. Je sentais sous la peau si fragile de mon ventre la mousse fraiche coller à ma fourrure les petites particules morte du corps du végétaux sur le mien, un corps frêle et détruit par l'entêtement et la haine envers son propre clan. Non je ne peux décemment pas dire ça le clan du vent n'est pas mon clan.

Mon corps se crispa de nouveau, si je n'avais pas ramener ce chat au camps, je serais bien loin à l'heur qu'il est! J'aurais facilement pus m'en aller, et le laisser se débrouiller! Il n'avait qu'à pas me suivre! La colère commençait peut à peut à envahir mon corps, la colère d'avoir mis en danger un chaton auquel je tenais, mais aussi la colère d'être revenu au même point.
Je commençais à me dire que je devais partir, quoi qu'il m'en coute, la chaleur maternelle de Pelage Electrique m'avait été enlevée depuis trop longtemps! Sans même m'en apercevoir, j'étais en train de devenir un autre chat, un chat tel une coquille vide, sans émotion, sans pitié, sans rien.

Déjà à l'époque, plus rien ne me raccrochait à la vie, rien du tout, même lorsque j'étais devenu un guérisseur à part entière, Pelage Electrique n'avait eu aucune réaction, Ecorce Blanche avait eu l'air de s'en ficher royalement, Lac de Cendre, je ne l'avais même pas vue, et Etoile de Geai était mort, lui je m'en fichais.
Une question brisa littéralement mon cœur: Et si ils m'avaient oublié? Et si pour eux je n'existais plus alors que depuis des saisons et des saisons ils sont ma raison de vivre??!!

J'ouvris les yeux, incapable de dormir, le cœur lourd, plus dépité encore qu'il y a quelques heures, j'allai voir le chaton, sa fièvre avait un peux baisser, sa respiration était plus ou moins normal, il n'avait plus que quelques quintes de toux, je lui donnai d'autres pétales de la plantes à la forme florale aux milles-et-un pétales très fin.
Je ne pus cacher mon dépit, j'étais comme mort à l'intérieur que de cette simple révélation, comme si un torrent assenant d'une eau glacée avait pénétrée mon sang et mes entrailles, dans le but de me figer sur place, j'étais incapable de faire le moindre geste sans être très maladroit, le regard vide, même mes pensées résonnaient dans mon subcontinent dans un écho erratique, une voix éraillée, brisée, même sanglotente.

A l'intérieur de moi, c'était comme un gigantesque raz-de-marrée, doté d'une eau glaciale et de parois aussi noire que les ténèbres, un endroit où aucun écho ne traverse cet épais brouillard de peur, cet épaisse pluie de tristesse et ce si beau manteau neigeux de secret. Les échos ne raisonnent plus, ils se perdent dans l'immensité mutilée de mon intérieur, l'eau n'est plus d'un bleu translucide et d'une matière lactique, elle est rouge, sanguinolente, et la rivière est visqueuse, elle colle à la fourrure et arrache les poils. Et à cet instant, le raz-de-marée, comparable au pire des typhons venait de tout balayer, il n'y avait plus rien, juste une coquille vide, inerte, juste un grand vide, qu'observait avec peine les parois tapissées de sang, avec sur leur structure balafrée de toute part.
(Tu la sent la dépression profonde là?! XD)

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Lun 27 Juin - 18:43
Tout était flou. Je compris vaguement qu'un chat revenait auprès de moi, je le sentis me soulever avant de sombrer totalement dans le néant.
C’est alors que je me retrouvai des lunes auparavant, la nuit où j’étais né. Cette fois, tout était net. Je vis ma sœur, mon père, ma mère. Je compris alors qu’elle ne m’avait pas abandonné, que c’était Griffe Lupine qui avait insisté pour m’emmener avec lui. Je n’en voulais d’ailleurs absolument pas. Jamais je n’aurais pu vivre dans un autre clan que celui du vent, surtout pas sans le vent, les lapins, la bruyère… J’étais content que ça vie soit faite ainsi.
Je me réveillai des heures plus tard. Ma tête tournait encore mais je compris que j'étais dans la tanière de Mousse du Secret. Je gardai mes yeux fermés quelques instant. Je me sentais déjà mieux, mais je savais que mes pattes n’auraient pas la force de me porter. Je restai donc couché et entrouvris les paupières. Je vis notre guérisseur affairé à ranger ses réserves. Que des vieilles plantes… A la réflexion, cela faisait plusieurs jours qu’il n’était pas allé cueillir de nouvelles plantes. Et ce matin…
Pourquoi était-il comme ça ? Et surtout que faisait-il là-bas alors ? Il faudrait lui demander, mais est-ce qu’il répondrait… Ce n’était pas sûr du tout, mais il n’y avait rien à perdre. Et puis de toute façon je n’avais pas la force de lui demander. Je refermai donc les yeux et sombra presque immédiatement dans le sommeil.
Lorsque je me réveillai les premiers rayons de l’aube filtraient à travers les parois de la tanière. Je me sentais à peu près en forme. Je regardai autour de moi et me redressai. Mousse du Secret était assis devant l’entrée, perdu dans ses pensées. Je me levai et m’approcha doucement. Je m’arrêtai à côté de lui et le regardai.
-Merci de m’avoir ramené.
Je m’allongeai et observai le camp. Chacun s’agitait, vaquait à ses occupations. Mousse du Secret les regardait sans les voir, comme perdu. C’était le moment de lui demander. Et pourtant à l’intérieur de moi je redoutais la question que je devais poser. En fait je ne redoutais pas spécialement la question, mais la réponse. Et plus je repensais à mon hypothèse de la veille, plus je la trouvais plausible. Mais je devais savoir.
-Pourquoi t’étais là-bas ?

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Ven 8 Juil - 20:13
Pourquoi?! Ce petit effrontée se demandait pourquoi j'avais quitter ce clan que j'avais toujours maudit du plus profond de mon cœur?!
Je me cambrai chacun des poils de mon pelage se hérissèrent sur mon dos. A un tel point que je semblait avoir tripler de volume.

-Tu me demande ce que je faisais là bas?! Très bien. La colère faisait trembler ma voix, elle rugissait en moi tel un volcan en pleine éruption. Je brûlais de l'intérieur, brûlais d'envie de m'en aller, fuir cette vie, à jamais. Je m'assis devant le matou, face à face. J'enroulai soigneusement ma queue autour de mes pattes et laissait ma colère percer mes crocs étincelant de rage sous la lumière du soleil. Etrangement, cette colère refaisait naitre en moi une parcelle de ma vie perdue. Comme si je revivais.

-Je suis originaire de ce clan. Je le respecte plus que ma propre vie. Et c'est là que va ma loyauté. Mon ton était ferme, sec et presque agressif, mon corps lui semblait trembler de rage. Une fureur intense et semblable à un orage qui se déchainerait durant des saisons et des saisons.
J'attendais sa réaction pour rien. Je savais qu'il me haïrais en sachant à qui allait ma loyauté. Il me prendrait pour un traitre, pas digne d'être guérisseur. C'étais vrai. Etais-ce égoïste de cracher cela à la figure d'un chaton? Non. La vie lui apprendra des choses bien pires que ça.

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Lun 8 Aoû - 23:03
Au fond de moi je connaissais très bien la réponse à ma question. Je savais ce qu'il allait me repondre. Mais je voulais en être sur. Mousse du Secret s'assis et me regarda. Son regard était empli de rage et il montra ses crocs. Il ne me fera rien, me répétait-je pour ne pas paniquer, c'est un guérisseur, et puis il n'attaquera pas un chaton en plein milieu du camp quand même ? Sa voix me fit trembler. On aurait dit quelqu'un d'autre. Son ton était agressif, sa voix pleine de fureur. Ma peur se déversait en moi comme un torrent. Je devais me calmer. Toujours immobile, je ne revins à la réalité que lorsque j'entendis sa réponse. Elle me fis l'effet d'un coup de fouet, comme si toutes mes illusions s'étaient brisées d'un coup, m'obligeant à faire face à la réalité. Une réalité où Mousse du Secret haïssait mon clan. Mais ca je le savais déjà. Une réalité où il chercherait à s'en aller. Mais ca je le savais. Ce qui me fis vraiment de la peine, c'est qu'il allait partir sans un mot. Sans nous le dire, sans me le dire. Je peux comprendre qu'il souhaite rejoindre son clan. Je peux comprendre qu'il ne veuille pas remercier notre chef pour toutes les lunes où les guerriers du vent l'ont nourri. Mais abandonner notre clan sans un mot, alors qu'il est notre guérisseur, je ne le comprend pas. Ce n'est pas une histoire de fierté ou de loyauté. C'est de la lâcheté. Il peux haïr nos prédécesseurs. Mais s'est-il demandé ce qui se passerait si l'un de nous tombait malade ? Ou pire, si c'était elle ?
-Tu te rends compte de ce que t'allais faire ? Nous laissez seuls, comme ça, sans nous le dire ? Qu'est-ce qu'on t'a fait, nous ?
Je tremblai, à moitié de haine et de peur. Je pleurais presque mais je ne pouvais pas, et je ne voulais pas m'arrêter.
-Si l'un de nous tombait gravement malade ? Meme une simple blessure aurait pu les tuer ! Et si c'était quelqu'un que j'aimais ? Ou que tu aimais ? Tu aurais pu vivre avec ça sur la conscience ? Tu aurais pu vivre avec le poids de la mort d'un des nôtres ? Tu aurais supporter qu'Etoile de Rose, que Touffe de Neige ou que Douce Huile soit mortes à cause d'une maladie, simplement parceque tu nous avais abandonné ? Comment tu aurais pu accepter que tous les chatons soit morts à cause d'une épidémie ?
Une quinte de toux m'empêcha de continuer, elle était particulièrement violente, et mes pattes cédèrent sous mon poids. J'avais du mal à respirer... Je terminai d'une toute petite voix :
-Et... Tu m'as abandonné... Je pensais que... Peut être que tu ne me faisais pas confiance. Mais moi si. Peu importe où va ta loyauté... Je ne veux pas...
Je fus envahi par une douleur et couina. Chaque respiration était un supplice.
-Mousse du Secret... T'en vas pas s'il te plaît... Moi je veux... Que tu reste...
Je ferma les yeux. J'avais du mal... A réfléchir. Et je sombra dans l'inconscient.

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Mar 9 Aoû - 18:28
Je e savais, je ne le savais que trop bien qu'il était au plus mal. J'avais fait tout ce que j'avais pus.
Toute ma colère s'évapora en cet instant. Mon cœur se broya sous l'impacte des couinements suppliants du chaton, comme un cris d'agonie que j'aurais voulu hurler moi même et durant des saisons et des saisons. Je ne pouvais rien faire. J'avais fait tout ce que j'avais pus,

«-Je ne le sais que trop bien. Mais il y a une chose que tu n'as pas comprise. Tu dis que je vous ai abandonnés. Mais cela fait des saisons et des saisons que je me suis abandonné moi même. Oui je ne mérite pas d'être guérisseur, encore moins d'avoir ta confiance. Ma voix se brisa lorsque je le sentis tomber sur le sol, je m'allongeai près de la boule de poils. Si jeune. Si petit encore. Mais déjà si courageux. Déjà si mature. Mon cœur battait à tout rompre, mon corps continuait d'être secouer de violents frissons. Mais cette fois ce n'était pas de la rage. C'était de la peur. Pour la première fois, j'avais peur pour quelqu'un d'autre que pour un membre de ma famille.

Je restais près du petit, tentant temps bien que mal de baisser sa fièvre. Je réfléchissais, mais comme à voix haute. Je ne sais même pas si je murmurais ou si je pensais vraiment. Et si Pelage Electrique ne se souvenait pas de moi? Si Lac de Cendre m'avait oublié? Et si... Ecorce Blanche m'en voulait toujours? Est-ce que du haut du clan des étoiles Chant du Renard a elle honte de ce que je suis?!
LE CLAN DES ETOILES?! Tu parles! S'ils existent, ils ont fait de ma vie un tel enfer que je ne sais même pas ce que je fais encore en vie!
La rage recommençait à crisper mon corps. Le diable au corps, j'enfouis mes griffes dans le sol. Il était humide. Etais-ce la fièvre de Petit Opale? Ou Est-ce que je pleurais? Je ne le savais pas.

Je laissai ma tête se poser avec douceur, évidement c'est de l'ironie, entre mes pattes. Incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. Les images de la mort de Chant du Renard me hantaient. Les paroles et la divine odeur de Pelage Electrique m'enivrait peux à peux. Les mots que j'avaient dis à mon frère continuaient de me déchirer le cœur.
Chuuuut, je suis là... Ces mots... quatre mots... Dit avec tellement de tendresse et de douceur au creux de mon oreille.

Je ne pouvais pas m'attarder dessus. Le petit était devenu grand. Je devais le soigner. Quoi qu'il m'en coute. J'inspirai, mon souffle trembla. Vous savez quand vous expirer et que votre voix tremble...
Je finis par m'endormir, la peur au ventre à l'idée que l'animal qui était à ce moment là contre ma fourrure fiévreux ne puisse quitter ce monde.

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Jeu 11 Aoû - 0:47
Je ne dormais pas. Mais je n'était pas réveillé non plus. En fait je ne savais pas très bien dans quel état j'étais. Pendant lontemps, mes seuls perceptions du monde extérieur furent les allers et retours de Mousse du Secret, et la douceur de sa fourrure. Cela me réconfortait. Je me sentais moins seul quand j'étais contre lui. Pendant les rares moments où j'étais conscient, j'essayais de réfléchir à ce qu'il m'avait dis. C'était surement vrai. En tout cas c'était ce qu'il pensait de lui. Mais comment pouvait-il espérer se reconstruire en haïssant tous ceux qui l'entourait, et en particulier lui-même ? Plus que tout je voulais qu'il puisse redevenir le guérisseur qu'il aurait toujours dû être. Non pas que j'avais de la peine pour lui. C'était plus un mélange entre de l'admiration et de la reconnaissance. Mais je voulais l'aider. Je ne savais pas comment, je n'étais qu'un chaton après tout. Pour l'instant rester auprès de lui me suffisait. D'autant que je n'avais pas vraiment le choix. Je ne pouvais ni parler ni bouger. Mais le pire est que j'avais chaud en permanence. Une chaleur épouvantable qui s'insinue en vous et ne vous lâche plus. Une chaleur qui m'empêche d'avoir des idées claires. Ce qui m'inquiétais surtout c'est que je n'allais pas mieux. Malgré toutes les herbes que j'ingurgitais la fièvre ne voulait pas me laisser tranquille. Et moins je bougeais, plus je m'engourdissait et plus j'avais mal. J'essayais de me tortiller pour changer de position mais j'avais du mal à effectuer un mouvement correct. Je passais trois jours horribles. Les idées floues, tiraillé entre la douleur et la chaleur. Mon seul réconfort était lorsque Mousse du Secret s'allongeait contre moi, me soulageant de ma fièvre. Mais elle revenait rapidement, et à chaque fois j'avais l'impression qu'elle était plus forte. Touffe de Neige devait s'inquiéter pour moi, en tout cas je l'espérais. Malgré tout son amour mes parents m'avaient manqué. Je n'aimais pas l'odeur du clan de l'ombre mais elle me rappelait certains souvenirs. Et puis je pensais à Mousse du Secret, lui haïssait notre clan et chacun de ses membres. Peut être qu'il me haïssait aussi. Je n'en savais rien. Il ne montrait jamais ce qu'il pensait, alors de là à en parler... Chacun de ses mots tournaient dans mon esprit. Mais j'étais déterminé. Il fallait que je l'aide. Sinon je m'en voudrais. Au moins que j'essaye.
Au matin du troisième jour je réussis à m'allonger. Mousse du Secret triait ses herbes. Cette fois-ci je me sentais mieux. Pas comme la dernière fois. La nausée avait disparut, même si j'avais encore chaud. Le problème c'est que moins j'étais malade, plus j'avais peur. Peur que maintenant que je guérissais, il s'en aille. Peur qu'un jour, en me réveillant, il soit parti. Je voulais me rendormir. Mais avant il fallait que je lui dise, j'aurais tellement aimé qu'il le promette :
-Mousse du Secret... Promets-moi... Promets-moi de ne plus partir... S'il te plaît...
Je terminai d'une voix éraillé et reposa ma tête contre le sol. J'attendais sa réponse avec anxiété. Je ne voulais pas qu'il reste muet. Je ne voulais pas qu'il admette qu'il me haïssait comme les autres.

Embrasement des Flocons

Messages : 453Date d'inscription : 15/08/2017Clan : VentPhysique de votre personnage : Blanc, fourrure fine, court sur pattes, yeux ambrésCaractère : Tu le découvriras bien assez tôt, crois moi.Caractéristique particulière : Regarde mon avatar. C'est un mélange de Greg House et de Sherlock (BBC), alors un nconseil l'ami : enfuis toi tant qu'il en est encore temps
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Dim 11 Mar - 19:43
J'me demande comment le ptit Opale aurait réagit à la mort de Moumousse XD

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