Le réverbère est la pleine lune de la ville (priv. Lucy)
 :: Le Jeu :: Ville des Bipèdes

Peste

Messages : 222Date d'inscription : 06/08/2016Clan : SolitarePhysique de votre personnage : Peste est très très très fine. Elle a un pelage noire, avec sur le dos, des taches blanches, grises et bleu. Se yeux sont marrons ternes.Caractère : Peste est très mature. Elle est aussi, attentive, courageuse, patiente, calme, intelligente, têtue, suspectible, froide, méfiante.Caractéristique particulière : Peste est xénophobe et misanthrope
avatar
Membre
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 7 Juil - 18:36
La pleine lune. C'était la pleine lune depuis peu. Mousse Verte m'avait dis que, à la pleine lune, les chats claniques se rassemblaient dans la clairière aux grands chênes pour parler : c'est une tradition. Je ne comprends pas pourquoi les chats s'enferment dans un territoire, un clan, des traditions, des titres, des promesses et des cérémonies. Ça sert à rien. Sauf peut-être à pleurer.
En plus d'être inutile, cette "tradition" se déroulait dans la clairière aux grands chênes, endroit sympathique que les chats, en temps normal, évitent soigneusement. Est-il maudits le jour, avec les nuits de demi-lune et celles sans ? Peut-être. Bref, ils l'évitent, et cela m'arranger. Je déteste être trop près de trop de chats à la fois, surtout des inconnus. Quoi de plus normale quand on est xénophobe et misanthrope ?
J'avais donc élue domicile dans les racines des grands chênes, entourée de familles d'écureuils. Mais je les mangeais pas : qui mange ses colocataires à part les cannibales ?
Mais avec le retour de la pleine lune, les chats viennent aux pieds des chênes, et je ne peux pas rester. Je ne VEUX pas rester. En plus, je déteste la pleine lune.
Il fallait que je me trouve un abri pendant cette période. Même si les chats ne viennent qu'une fois, comme je ne sais pas quand, je préfère m'éloigner. Où ? Cito Longe Tarde. Si je dois m'éloigner, autant partir loin.
Une fois, j'avais faire une belle découverte : celle des étoiles de la ville. C'était un soir de neige. Je déteste la neige. Dans la ville, la neige tient mal : j'y étais donc aller, pour fuir la neige. Là-bas, il y avait plein de lumières, partout. Les bipèdes avaient descendus la voûte étoilée dans les rues. Et c'était beau.
Puis, j'y suis revenue quand la neige avait disparue. Enfin. Les étoiles avaient désertées la ville. C'est triste. Mais il en restait quelles unes. Pas les plus belle, certes, mais les plus lumineuses. Elles éclairaient tout, et chassaient la pleine lune de quelques centimètres. C'était l'endroit parfait pour la fuir.

C'était l'heure où le chien et le loup se battaient, colorant le ciel de leur sang. Mais l'issue du combat est toujours identique : une fois l'un, puis l'autre. Cette fois, je le sais, c'est le loup qui va gagner et recouvrir le ciel de sa fourrure ébène, et me suivre de son œil ivoire, tout en grognant et montrant ses crocs de porcelaines. Et cette fois, l'œil sera grand ouvert.
Je sors de la clairière aux chênes, après avoir manger un oiseau et un mulot. Dans la ville, il y a très peu de choix : quelques souries, des rats, des insectes, des pigeons et des moineaux. Il faut mieux que je m'habitue déjà à la saveur que je mangerai tout les jours.
Je longe, de pas trop loin, dans un minuscule berme, le chemin où les bêtes colorées défilent, pressées. Pour un temps, leur ballet sera mon quotidien.
J'entre dans la ville et, d'instinct, monte sur un muret. Je connais les petits bipèdes qui viennent te caresser quand t'es trop bas, et ses domestiques bavards qui te retiennent trois plombs quand tu ne les fuis pas assez vite. Cito, Longe, Tarde. Comme avec moi, c'est la seule chose qui marche.
J'avance dans la pénombre naissante, poussée dans le dos pas le souffre irrégulier et encore essoufflé du vainqueur. Du loup. Sa sueur envahie l'air nocturne, lui donnait le goût âpre et piquant du pin. C'était un loup des volcans verts et bientôt, le monde urbain connaîtrait le parfum cet endroit reculé. L'air devient aussi frais et humide que l'humus de ses forêts, et on devine des nuages chargés de pluie qui volent, telle des mouches assoiffés, autour de l'animal sauvage pour boire sa sueur.
Bientôt, j'arrive devant un réverbère à l'ampoule neuve, comme l'atteste sa lumière blanche et vive, qui pique les yeux quand on la fixe. De loin, on pourrait la confondre avec la lune, si cette dernière errait dans les ruelles et les bermes des avenues.
Je m'allonge donc sous cette lueur artificielle, crispée. Même si je fuis la pleine lune, même si je fuis l'œil du loup, il continue de me fixer. Detestandus.
Je ferme les yeux, fuyant le contact visuelle. Dans la pénombre de mes paupières, je ne vois rien, à part des douces arabesques de fumée, jolies séquelles de la lueur blafard de l'arbre de fer.
Dans ce presque noir, je tends l'oreille, à la recherche d'une berceuse. Les mélodies de la ville sont moins nombreuses que celles des chênes : ici, c'est la symphonies du mécanique, accompagné d'une basse obstinée interprétée par les mouches, les moustiques et quelques criquets perdus.
Soudain, j'entends un alexandrin, chantée par une cantatrice à la voix de mezzo-soprano.

(Voilà pour la première partie, qui est principalement de la description. Désolé si c'est trop long, mais j'avais tellement d'inspiration que j'ai pas voulue raccourcir ^^')
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: