J'te préviens j'aime pas qu'on m'dérange || ft Passoire
 :: Le Jeu :: Terres Neutres :: Quatre Chênes

Rose des Sables

Messages : 8Date d'inscription : 26/02/2017Clan : À voir Physique de votre personnage : Pelage gris pâle avec une partie du visage et son ventre blanc Caractère : Gentille mais pas trop... Elle ne se laisse pas faire et réplique facilement des choses blessantes
avatar
Perdu dans la forêt
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 20 Aoû - 11:55
Il y a des jours ou j'ai envie de mourir. Juste pour échapper à ce monde remplit de pitié trop collante. Juste pour échapper à la douleur que je ressens chaque jour, chaque heure, chaque moment au creux de ma poitrine. Dans ces moments là je cours. Aussi vite que possible. Et c'est ce que je fais à l'instant. 
Le soleil est à peine levé et mes pattes martèlent le sol, faisant résonner dans tout mon corps le choc de mes coussinets sur la terre dure et froide. Le paysage défile et je commence à ressentir que la douleur devient plus forte. Quelques instants plus tard, j'ai l'impression que mon cœur est un oiseau qui cherche à s'enfuir. Je le sens battre irrégulierement dans ma poitrine. Ma vision vacille et des points noirs apparaissent devant mes yeux. Je trébuche dans la poussière et ralentis sans le vouloir. Tentant de poursuivre je donne une dernière impulsion à mes pattes mais je m'étale dans la poussière. Mes yeux se ferment mais j'ai le temps d'apercevoir deux yeux bleus dans un coin de la clairière. 
J'ouvre péniblement les yeux. Un bref coup d'œil vers le ciel m'indique que je ne suis restée inconsciente qu'un tout petit instant. Mon cœur bat encore trop vite mais petit à petit il retrouve un rythme normal. La douleur par contre elle perdure encore. Je grimace et m'assois. Je me souviens soudain des yeux bleus. Cherchant des yeux, je repère un chat noir aux yeux bleus et au pelage dense un peu plus loin. Je lui lance d'un ton amère: 

- Qui es-tu ? 

Je n'aime pas trop qu'un chat inconnu ai vu ma faiblesse. J'ai envie de retourner en arrière et m'arrêter plus tôt de courir. J'attends sa réponse en le regardant d'un œil pas très aimable.

Nuage des Rivières

Messages : 15Date d'inscription : 16/08/2017Clan : VentPhysique de votre personnage : Noire aux yeux bleus clairesCaractère : Hmm c'est compliquéCaractéristique particulière : Elle est schizophrène~ ♥
avatar
Modérateur
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 20 Aoû - 12:28
Je n'aime pas sortir du camp. Non, en vérité, j'ai une sainte horreur de sortir du camp. Et je suis les deux pattes dans la forêt. Complètement seule. Je n'arrive pas à empêcher mes petites pattes de trembler. C'est au dessus de mes forces. Mon cœur tambourine bien trop fort contre ma cage thoracique, j'ai l'impression qu'il va exploser.

Dévorée par la peur, j'avance dans la nuit. Le museau vers le ciel, la gueule entrouverte. A l'affut de la moindre odeur de plante médicinale, de la moindre odeur d'un guerrier. Est-ce qu'ils me verraient s'ils passaient par là ? Je suis si petite et mon pelage se font parfaitement dans la masse sombre et oppressante des ténèbres des fougères.

Je me fige soudain.
Ne vas pas là ! N'y vas pas ! Echappe toi !
Les voix me parlent. Toutes en même temps. Elles s'affolent. Ca fait comme des bouts de verre qui s'entrechoque dans ma tête. Le paysage comment à s'agiter. Tout d'abord lentement. Puis très vite. Le paysage se déforme et se brise. Mes tremblements redoublent. Ma tête est sur le point d'exploser. Même les brins d'herbe séchés semblent hurler. Torturés par le vent, par les pas des animaux qui les piétinent.

Il y a une forêt à l'horizon. Un bouleau. Je devine que je suis à la frontière tonnerreuse. Ses arbres te terrorisent. Ils se déforment et se plient. Ils bougent. Ils hurlent. Ils me vrillent les oreilles. Des hurlements déchirants. D'agonie. J'ai presque l'impression de voir leur sève couler abondement sur le sol (un peu à la façon de l'ascenseur de Shining 8D). Comme s'ils se vidaient de toute substance. Comme si la forêt toute entière mourrait sous la torture.

Je panique. Ma respiration se perd dans une hyperventilation. Des points noirs se forment dans ma vision. J'ai l'impression que mes oreilles bourdonnent. Non. Que tout mon crâne vibre et bourdonne. Comme s'il y avait des abeilles à l'intérieur. La queue entre mes pattes, je commence à reculer. Ma fourrure triple de volume.

Une forme se détache. Elle s'écrase.
S'agite.
Puis s'effondre de nouveau.
L'hallucination cesse.

D'un pas incertain, je m'avance vers la silhouette féline. Je sens une intense douleur chez cet animal. Une douleur sans fin. Sans interruption.
Non. Arrête ça Nuage des Rivières, tu vas le regretter !
Je préfère ne pas l'écouter. J'approche la forme sans un mot, tremblant de toute part.

- Qui es-tu ?
J'ouvre la gueule pour parler. Rien ne sort. Pas même un souffle. Je me rend compte qu'elle était déjà entre-ouverte. Ma respiration est haletante. La sienne se calme. Mon cœur recommence à battre très vite. Très fort. Je sens la pression contre tes tempes. La peur me dévore littéralement mais j'avance vers le félin ennemi.

Il est ennemi. Tu ne dois pas.
Mais il a mal... Une douleur intérieur.... Très forte........
Alors laisse le mourir.
N-non !
Mon refus met en colère la voix. Un hurlement aiguë se fait entendre. C'est dans ma tête. C'est pour ça que ça résonne autant. Mais non. Ca ne vient pas de ma tête. Ca vient de la sienne. Ca vient de sa douleur. Je recule de quelques pas, me fige, horrifiée par l'horreur des cris de son fort intérieur.

- Nuage des Rivières. Dis-je enfin.

Rose des Sables

Messages : 8Date d'inscription : 26/02/2017Clan : À voir Physique de votre personnage : Pelage gris pâle avec une partie du visage et son ventre blanc Caractère : Gentille mais pas trop... Elle ne se laisse pas faire et réplique facilement des choses blessantes
avatar
Perdu dans la forêt
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Sep - 19:38
Le chat s'approche, je remarque que c'est une femelle. Elle a l'air d'un chaton, tellement petite. Mais un chaton de serait enfui devant moi et de toutes façons ne serait sûrement pas arrivé jusque là. Sa réponse surgit enfin : 

Nuage des Rivières. 


Une nouvelle vague de douleur me submerge et je ferme les yeux un instant. Reprends toi, je pense, elle pourrait en profiter... 
J'ouvre les yeux avec difficulté, luttant contre la douleur. Je suis peut être allée trop loin... Le silence me faisait me concentrer sur la douleur. Je lui demande alors: 


- Tu fais quoi si loin de chez toi chatonne ? T'es perdue ? 


Je me redresse et la regarde, pour lui montrer que je ne suis pas faible. Je me rends compte que je n'ai pas d'amis. Peut être cette apprentie... NON ! Reprends toi ! Tu ne dois pas avoir d'amis. C'est trop dangereux. Je me raisonne et moi regard devient dur et froid. Mes pattes s'enfoncent dans le sol tandis que je continue de lutter contre cette douleur silencieuse mais cruelle. 

Nuage des Rivières

Messages : 15Date d'inscription : 16/08/2017Clan : VentPhysique de votre personnage : Noire aux yeux bleus clairesCaractère : Hmm c'est compliquéCaractéristique particulière : Elle est schizophrène~ ♥
avatar
Modérateur
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Sep - 20:09
Vas t'en
Mais pourquoi ?
Il te veut du mal. Il va t'abattre. Comme Maman.
Maman n'a pas été abattue.
Alors cet animal a te trainer par la peau du cou jusqu'à ton camp. Te déposer sur le sol, humiliée, sous les yeux de ton père. Ou il va te ramener au sien. Et ils vont tous se moquer de toi, ils vont te tuer car tu t'es aventurée trop loin de ton territoire.

Les visions sont terrifiantes, elle semble dicter ma conduite, mes pattes reculent d'elles même. Mes moustaches remuent. Mes oreilles frémissent. Cette insulte gratuite me fait me rabattre encore un peu plus sur moi même. Ma queue se trouve un passage entre mes pattes postérieures.

- Je suis apprentie.. Apprentie guérisseuse.. Torrent des Esprits m'a envoyé chercher de la menthe aquatique. Mais j'ai eu un petit problème.. Miaulais-je en fronçant la truffe, repensant à mon sprint lorsque j'ai sentis mes pattes s'enfoncer dans la boue. Au souvenir de mes pattes s'agglutinant, comme aspirées par cette substance visqueuse, je repousse une nausée qui secoua mon corps tout entier. Étais-ce une hallucination ? J'ai l'impression qu'il fait nuit. Mais Est-ce que je suis encore victime de cette autre chatte, à l'intérieur de ma tête ?

Dans ma position de la soumission, j'ai l'air vraiment pathétique, mais je m'en préoccupe à peine, cette chatte me parait si grande, si méchante et à l'agonie à la fois. Je peux presque deviner l'origine des pleures derrière le masque terrifiant qu'elle endosse. Ses yeux verts pâle (je suis allé voir ta prez lel) se posent sur moi. Je détourne les miens, brûlant d'un glacier d'une lente et terrible agonie.

Je regarde la lune, du coin de l'œil. J'aime sa caresse sur ma robe noire de jais. Elle semble me sourire. Mais je sens toujours la brûlure du regard embrasé de mon interlocutrice.

- Je.. Où sont les marécages ? O-ou la direction de ma frontière ?..

Pourtant, du coin de l'œil, là-bas au loin, je peux voir le buisson d'herbes mortes et las de vivre qui est notre frontière. Je ne l'ai donc pas traversée. Mais je n'ose soulever ce détail de peur de m'attirer les foudres de la guerrière.

J'ose un coup d'œil. Elle me ressemble. Frêle, petite, elle semble si fragile. Comme une poupée. Mais elle dresse la tête, la nuque tendue vers le ciel. Comme si elle voulait les saluer. Comme pour saluer nos ancêtres, quels qu'ils soient. Elle est majestueuse. Très gracieuse. Ses courbes sont fines, même maigres, mais elle reste d'une élégance rare. L'élégance de la souffrance cachée. Cette femelle le fascine. J'aimerais savoir son secret, souffrir mais garder la tête haute. Montrer sa présence et non pas à quel point on est pitoyable par apport aux autres. Comme moi.
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: