I'll make a man of you [PRIVÉ Sanstime & Moussy]
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Embrasement des Flocons

Messages : 453Date d'inscription : 15/08/2017Clan : VentPhysique de votre personnage : Blanc, fourrure fine, court sur pattes, yeux ambrésCaractère : Tu le découvriras bien assez tôt, crois moi.Caractéristique particulière : Regarde mon avatar. C'est un mélange de Greg House et de Sherlock (BBC), alors un nconseil l'ami : enfuis toi tant qu'il en est encore temps
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Sam 14 Juil - 18:25
Grimpe. Avais-tu simplement dis. Assez fort pour que ton apprenti, d'en bas, t'entende. Mais le jeune chat à la stature frêle n'avança laborieusement que de quelques mètres en bas du rocher d'observation, alors que tu y étais monté sans efforts.

Le novice devait perfectionner ses muscles. Grimper un rocher aussi pentu solidifiait sa structure musculaire dans les pattes, les épaules, les hanches et même les muscles du bassin et de la cage thoracique. L'apprenti peine, tu cèdes, redescend de ton perchoir, suivi de près par ses yeux bleus pâle. Tu grimpes à nouveau, juste derrière lui. Du bout de la truffe, tu pousses ses fines pattes arrières tremblantes.

Tu ne risques rien, je suis juste derrière, et si on tombe, c'est moi qui prend. Toi tu t'en sors parfaitement indemne ! Miaules-tu, tentant ▬vainement, il faut bien le dire, tu avais plus l'air de le disputer qu'autre chose ▬ de le rassurer et de l'encourager.

L'apprenti avait du potentiel. Et on t'avait confié cet apprenti pour ça. En réalité, peu importait pourquoi on avait confié un autre être vivant à tes soins, on te l'avait confié. Nuage de l'Hiver, non, Hiver, serait le meilleure guerrier de la forêt. Et par "meilleur guerrier de la forêt", tu entends par là qu'il sera ton exact opposé. Il aura tout vu, tout comprit, n'aura aucun ennemi ni de passions étranges pour les expérience sociales foireuses qui finiraient en blessure inutile et douloureuse, physique comme mentale. Ce gamin là, il détruira pas sa vie comme toi.

Tu seras peut-être un piètre mentor, mais il sera fort et loyal. Pas à ta manière. Mais il reste le problème qui a déjà coûté beaucoup à Chant des Rivières : tu ne sais pas montrer ton amour ou ton affection. Tu en as reçu. Puis tu l'as perdu, puis tu en a eu à nouveau, et tu t'es rendu compte qu'il était factice. Ils te hantent chaque nuits. Mais tu ne sais pas donner, montrer ou toute autre expérience sociale "normale", une quelconque affection. Tu devrais. Mais ça serait un poison pour lui. Et tu ne veux pas que l'apprenti qu'on t'a confié, s'empoisonne parce que tu n'as pas su comment faire.

Alors tu fais tout ce que tu sais faire : tu l'entraines, et tu restes froid.

Avec un peu de chance, il te détestera autant que les autres membres du clan. Mais il ne partira pas, lui, il a sa place ici. Pas comme ta sœur, partie avec ton "encouragement".

Insultes, coups bas, attitude dangereuse, autodestruction : tout est bon pour protéger quelqu'un auquel on tient, ou nos valeurs personnelles. C'est ce que t'avait apprit Mikinyana, ta mère, et ce qui lui avait coûté la vie.

Il y a cependant une chose qui te faisait peur. Non, deux.

La première, c'est que tu t'y étais attaché, à cet animal, qu'on t'avait confié. Peut-être autant qu'à Chant des Rivières, tu ne fais pas la différence entre l'amour maternel, sentimental, l'affection et l'admiration de toute manière. Et tu ne savais, ni ne pouvais, le dire, ou le montrer. Tu essayais pourtant, en l'encourageant, sans l'insulter, sans le provoquer, sans l'humilier, sans le manipuler mentalement pour qu'il fasse du mal à quelqu'un, très probablement à toi même. Nuage de l'Hiver était non seulement ta responsabilité, mais aussi une expérience sociale normale et personnelle, privilégiée avec quelqu'un d'autre. Deux choses dont tu ne voulais pas. Ou plutôt deux choses qui te faisait peur. Paradoxal venant du chat qui n'hésite pas à provoquer un chat d'un clan non venteux juste pour se faire attaquer, ou jeûner pendant deux jours en plein été, sachant que son lieutenant a été promue chef et qu'elle ne l'aime déjà pas beaucoup. La question demeurait : pourquoi étais tu en.. Ici ? Un venteux, qui tu étais, qui avait voulu changer, qu'on ne t'avait pas écouté, pour finalement t'accorder les soins d'un novice. Hiver était ton apprenti. Son avenir dépendait entièrement de toi, d'un chat autodestructeur et asocial au possible.

La deuxième... Et si Hiver s'attachait à toi ? Lui aussi ? Tu ne le savais pas, simplement parce que tu avais peur de le savoir.

Alors, tu continuais de l'entrainer. Griffes dans la pierre. Les pattes fatiguant à force d'attendre, tenu plus par tes pattes avant au lieu des pattes arrières, plus fortes, pour assurer le maximum de sécurité à Nuage de l'Hiver. Dont la queue, au lieu de faire balancier, était battante de stress. Nerveux, l'apprenti faiblissait.

Calme toi, tu ne risques rien ! Essaye d'agiter ta queue avec moins de force, pour faire balancier, tu auras plus d'équilibre. Et je t'ai déjà dis de te venir que les muscles arrières. Je dois tes muscles aux épaules contractés là ! Tu avais cracher tes instructions "rassurantes et encourageantes" comme une pluie d'acide, s'abattant avec misère sur le novice épuisé sous la chaleur de la saison chaude. Mais il gagnait de jours en jours toujours plus d'expériences, il n'aurait pas la force, il aurait donc la technique et l'expérience, il est plus simple de s'accrocher quand on a l'habitude et le savoir de où positionner ses forces pour utiliser la gravité et son poids à son avantage, que d'avoir la force brute et ne pas pouvoir la canaliser. Tu es bien placé pour le savoir, bien que tu sois plus musculeux que Hiver, mais toi, tu étais un vétéran, et tu n'avais jamais vraiment manqué de force puisque tu savais comment l'utiliser. Il allait suivre le même chemin que ton corps : se forger dans le fer chauffé à blanc et compenser tout manque de masse musculaire, celle qu'il aurait déjà, ayant évolué là où il fallait : les cuisses et les genoux, la cage thoracique et les articulations basses. Au lieu du cou et du ventre, la graisse irait renforcer les muscles les plus puissants et efficaces.

Nuage de l'Hiver

Âge : 15Messages : 7Date d'inscription : 14/07/2018Clan : Clan du VentPhysique de votre personnage : Pelage court noir et blanc - yeux bleus pâles - petit et maigreCaractère : Introverti - peureux - courageux - pensif - réfléchi - calme - obéissant
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Dim 15 Juil - 19:46
Zoom avant 130 %.

Hiver observe. Il lève la tête, et il scrute de ses grands yeux bleu pâle la fourrure blanche de son mentor, perché en haut d’un rocher. Il remarque que son pelage est un peu sali par la montée qu’il vient d’effectuer, et fait glisser ses yeux sur des muscles forgés et puissants. Puis, l’apprenti regarde sur les côtés et devant lui, nerveux. Il ne peut pas voir derrière, il n’a pas le droit : c’est l’heure de l’entraînement, et non de la découverte. Il y a un rocher, grand, qui le submerge de sa hauteur. Il est d’une couleur gris foncé, et est recouvert d’une mousse vert sombre. Le regard d’Hiver se pose sur la pente raide qu’Embrasement des Flocons souhaite lui faire escalader. Le petit matou blanc et noir est terrifié à l’idée de tomber et de se briser la nuque, mais il sait qu’il faut qu’il parvienne à vaincre cette peur, ou son mentor sera déçu et insatisfait.

– Grimpe, lui dit simplement le grand matou blanc du haut de son perchoir.

Hiver a deux choix : faire semblant de ne pas l’avoir entendu et rester sur place au risque de se faire sévèrement réprimander, ou bien écouter sagement son mentor. Mais il n’est pas du genre à ne pas écouter aux ordres, Hiver est obéissant et discipliné. Alors le petit chat avance, laborieusement, il s’approche de quelques mètres, et s’arrête tout en bas du rocher d’observation, sa queue se balançant violemment de droite à gauche. Le novice se sent tout petit, tout écrasé par ce qui lui semble être une énorme montagne en face de lui. Néanmoins, il prend son courage à deux mains, se dit que c’est pour son bien, et commence à poser une de ses pattes le plus haut possible, griffes sorties. Il pose l’autre un peu plus haut, et se hisse fort, d’un seul coup. Il plante ses pattes arrières dans la pierre, et pousse, se tire vers l’avant pour escalader l’obstacle. Mais Hiver est tout tremblant, sa queue ne reste pas en place, et il a peur, il ne veut pas tomber. Il voudrait faire une pause, mais le petit chat noir et blanc continue à peiner, suivit de près par les yeux inquisiteurs d’Embrasement des Flocons.

Puis Hiver voir son mentor redescendre aisément de ce que lui galère à monter. Il le scrute de ses grandes pupilles bleues, observe ses muscles se mouvoir sous son pelage. Ses yeux se fixent de nouveau vers le sommet, et soudain, il sent une truffe humide pousser ses pattes arrières tremblantes et douloureuses. Le cœur au bord des lèvres, Hiver continue désespérément son ascension. Il a envie de pleurer et de se débattre, de tomber de tout son poids par terre et de crier : non, il ne peut plus grimper, il a mal, et il se sent humilié ! Il sait très bien que les autres apprentis, eux, y arrivent sans aucun problème – il les a déjà vu s’exercer –, alors que lui doit avoir l'aide de son mentor pour escalader ne serait-ce que de quelques queues de renards !

– Tu ne risques rien, je suis juste derrière, et si on tombe, c'est moi qui prend. Toi tu t'en sors parfaitement indemne ! lui miaule son mentor.

Aux oreilles d’Hiver, ce miaulement sonne plus comme une réprimande, et le novice baisse donc les yeux, honteux. Puis, il se sent un peu coupable. S’il tombe, c’est Embrasement des Flocons qui se fera mal, et pas lui. Hiver déglutit et frémit. Il ne veut pas que son mentor souffre par sa faute. Il ne veut pas tomber, il veut qu’ils s’en sortent tous les deux indemnes ! Le novice tacheté prend une grande bouffée d’air, et continue de monter : il y arrivera, et personne ne sera blessé ! Ses pattes s’enfoncent dans la pierre, ses griffes claquent contre le rocher à la recherche d’un appui pour se hisser. Sa queue fouette l’air violemment, Hiver sursaute au moindre bruit. Il a peur. Il ne veut pas tomber. Il pousse sur ses pattes avant, mais il est fatigué, et tous ses muscles lui font mal. Il a l’impression de ne pas avancer, alors que les quelques secondes qu’il a passé à s’exercer lui paraissent être des heures.

Puis, une nouvelle fois, Embrasement des Flocons le réprimande. Il doit se calmer, il ne risque rien ! Il doit essayer d’agiter sa queue avec moins de force, pour faire balancier et afin d’avoir plus d’équilibre. Il lui répète aussi d’utiliser ses pattes arrières, et qu’il voit les muscles de ses épaules se contracter alors qu’elles ne devraient pas. Le novice encaisse cette nouvelle vague de remarques pas très encourageantes et douces, et tente de se rassurer.

– Désolé, souffle Hiver à son mentor.

Il ne sait pas si c’est vraiment ce qu’il faut dire, on ne lui a jamais appris comment il fallait répondre à des conseils ou des réprimandes. Ses parents ne lui ont jamais appris. Hiver s’appuie donc sur son instinct, et s’excuse. L’apprenti noir et blanc prend ensuite une grande inspiration, serre les dents, oublie la douleur, et fait comme on lui indique. Il relaxe ses pattes avant, tente d’adoucir les tremblements qui le parcourent, essaie de maîtriser un peu mieux les battements furieux de sa queue. Hiver plante ses griffes dans le rocher pousse avec ses pattes arrières pour se hisser jusqu’en haut, et recommence l’acte en soufflant fort. Il fait chaud, très chaud, et tous les muscles du novice le font souffrir. Mais il est déterminé, et s’il y a bien une mission qu’il doit suivre c’est suivre les ordres de son mentor.

Zoom arrière 70 %.

Point de vue général. Il fait beau, les oiseaux chantent.

Point de vue d’en haut. Le sommet du rocher d’observation attend l’arrivée du petit chat et de son mentor qui lui sert de sécurité.

Point de vue d’en bas.
Hiver peine à avancer sous la chaleur de la saison, mais il continue son ascension.

Mais Hiver y arrivera : il doit obéir.

Embrasement des Flocons

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Lun 16 Juil - 12:26
L'apprenti s'attarde. Tes muscles avant faiblissent. Mais tu ne dis rien, pour ne pas déstabiliser l'apprenti. Tu prends ton mal en patience, profitant de ses courtes pauses pour prendre appuis sur ton arrière train. Mais à force de rester en suspension ainsi dans une mauvaise position, tes muscles avant sont contractés au maximum, ce qui fait très mal quand tu les relâches, et menace de te laisser tomber. Mais Hiver doit arriver à monter tout en haut. Son danger sera le même, quand il sera en haut, et qu'il s'apprêtera à remonter, la décontraction pourrait le faire tomber, et tu devrais le rattraper pour vous hisser tout les deux en haut. Et ne pas briser vos deux nuques d'un seul craquement sec.

Tu y es presque Hiver, continue. Tu aurais voulu être plus encourageant que ça. Mais tu ne savais pas quoi dire d'autre. Est-ce que "tu vas y arriver" aurait été mieux ? Il était trop tard pour le dire, tu voyais le meilleur point d'observation se profiler un peu plus haut, à peine deux ou trois queues de renard.

L'apprenti planta sa patte avant bien haut. La seconde un peu plus bas. Tu le suivis. Il planta une patte arrière, puis l'autre, et se hissa. Tu ne pus le suivre, il était trop proche de toi, alors tu te hissas difficilement avec tes pattes avant, les muscles tendus à se rompre. Il avait comprit, ou arrivait à maîtriser la technique, maintenant. Ses muscles aussi étaient tendus à se rompre. Mais il réitéra l'opération, toi aussi.

Stop, tu es trop épuisé pour te hisser sur le point d'observation, tu vas tomber. Tu fis abstraction de toute remarque et le prit par la peau du cou. Tu sentais ses muscles, sa respiration meurtrie et son petit corps secoué de tressaillements incontrôlés.

Tu bandas une ultime fois tes muscles arrières, tes muscles avant étant crispés, cela provoqua une douleur assez intense dans ta colonne vertébrale. L'ignorant, tu bondis jusqu'en haut. À peine l'apprenti déposé sur le sol, sain et sauf, vos pattes avant se dérobèrent sous vos deux poids. Ton cœur fit un bond dans ta poitrine quand ton apprenti s'affaissa contre ton pelage hirsute.

Haletant tout deux, vous regardiez le panorama incroyable qu'offrait ce rocher.

Tu vois la lande juste derrière nous, celle du camps. Là bas, il y a les chutes d'eau, il y fait frais, quand tu sera reposé, on ira y chasser, puis on ira manger au camps. Il ne faut pas qu'en plein chaleur, tu te couches sans manger. Miaulas-tu, les muscles des épaules contractés non plus par l'effort mais par l'inconfort. Tu ne faisais pas confiance aux patrouilles de chasse, ils auraient tout manger avant même que vous n'arriviez, et Hiver ne devait pas rester sans manger. Les autres apprentis, tu t'en fichais pas mal.

Ce sentier, c'est notre frontière avec le clan de la rivière, là bas, juste à côté de la grande montagne, c'est le chemin tu tonnerre, il marque la fin de notre territoire et le marquage entre notre clan et celui de l'ombre. Là où tu vois tout les arbres à feuilles, c'est le territoire du clan du tonnerre. Poursuis-tu sans détacher tes yeux du panorama. Ne t'approche jamais du chemin du tonnerre, c'est très dangereux, il y a des monstres de ferraille énorme qui passent à toute vitesse.

C'était magnifique. Cette vue. Une vue sur la totalité du territoire des clans, ou presque. Une chanson de couleurs, un vert luisant, un bleu incandescent, un noir charbon, un gris mystérieux. Tout cela se nuancent dans des teintes infinies.

Le mécanisme d'une horloge ("tu" Floflo n'est pas le narrateur, donc je peux faire cette métaphore sans faire de hors sujet) : le soleil se lève, c'est la source d'énergie, c'est grâce à lui que le mécanisme complet fonctionne, un tourbillon de flammes nucléaires ardentes à la luisance aveuglante.

Puis viennent les rouages. Les chasseurs chassent, les rodeurs patrouillent, les apprentis s'entrainent.

Les rouages s'emboitent, au milieu de vies enchevêtrées. Les guerrier entrainent les novices, les patrouilles chassent en même temps, les rôdeurs se posent, les reine enfantent et perpétuent l'espèce.

La roue d'échappement séparent les chats en quatre clans. Les espèces vivantes en sous espèces. Blaireaux, chats, chiens, bipèdes, musaraignes. Elle compense les pertes. Equilibre la machinerie infernale.

Et les aiguilles tournent. Les pluies tombent, le soleil brille, les nuages défilent, la nuit arrive, puis laisse son passage au soleil.

Du haut de leur trône de roche, toi et ton apprenti étaient comme seuls au monde. Observateurs silencieux. Témoins d'un spectacle comme sans fin.

Il faisait chaud. Trop chaud. Et il n'y avait pas d'ombre, en haut de ce bloque de pierre. Quand tu eu la force de t'assoir, tu t'éloignas sensiblement de ton apprenti, recommençant enfin à respirer normalement. Tu avais l'impression de le rejeter, mais il comprendrait un jour.

Hiver, tu es en forme ? Il fait trop chaud, tu vas faire une insolation. Si tu ne peux pas je t'aide, on, ou je, va aller chasser, et ça sera terminé pour aujourd'hui. Miaules-tu sans même le regarder.

Tu voulais l'encourager. Lui faire comprendre que tu étais fière de lui. Mais comment l'expliquer ?

Tu t'es très bien débrouillé. Les autres apprentis ne montent pas aussi haut. Miaules-tu, en essayant de ne pas être sec.

Nuage de l'Hiver

Âge : 15Messages : 7Date d'inscription : 14/07/2018Clan : Clan du VentPhysique de votre personnage : Pelage court noir et blanc - yeux bleus pâles - petit et maigreCaractère : Introverti - peureux - courageux - pensif - réfléchi - calme - obéissant
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Lun 16 Juil - 18:38
Zoom Avant 130%.

Hiver galère vraiment, mais il se dit que le sommet est tout près, et que s’il y arrive, Embrasement des Flocons sera fier de lui. Alors il continue à gravir, très lentement mais prudemment, et il sent les yeux durs de son mentor lui brûler la fourrure. Il va y arriver, il va y arriver : on lui a dit qu’il était quelqu’un de prometteur ! Il prend encore une grande bouffée d’air, cherche désespérément à éviter la chaleur du soleil qui tape sur son corps, et serre les dents comme si ça allait empêcher la douleur de se propager dans ses muscles. Hiver fait de plus en plus de pauses, les larmes aux yeux. Il a mal, il a chaud, soif, mais il voudrait arriver, lui aussi, à rendre fier son mentor !

– Tu y es presque Hiver, continue.

Ces paroles sonnent étrangement encourageantes quand Hiver les perçoit. Une lueur d’espoir et de détermination chasse au galop le brouillard fatigué qui nage dans son regard bleu pâle. Il va y arriver, il y est presque, il faut qu’il continue ! Le novice noir et blanc plante une de ses pattes avant, fait de même avec l’autre, puis ses pattes arrières, et à la force des muscles de ses membres postérieurs, il se hisse vers le haut. Un léger gémissement passe la barre de ses lèvres, mais il résiste, il doit le faire. Il halète entre deux bouffées d’air, tente de reprendre son souffle, puis recommence à gravir.

– Stop, l’interrompit Embrasement des Flocons, tu es trop épuisé pour te hisser sur le point d'observation, tu vas tomber.

Bien qu’il soit en effet très exténué et faible, Hiver veut lui dire que non, il va y arriver, qu’il ne lui reste plus qu’à gravir une queue de renard pour arriver en haut ! Mais d’un côté, la menace de la chute lui pend au nez s’il continue, et le petit chat noir et blanc doit obéir aux ordres. Alors, lorsque son mentor l’attrape par la peau du coup, il ne bouge pas, se laisse faire. Tous ses muscles sont meurtris et il a mal à la tête à cause du soleil qui tape trop violemment. Il respire fort, a du mal à reprendre son souffle, et il tremble, beaucoup. Il vient d’accomplir un gros effort, et pourtant, il a juste envie de se rouler en boule et de pleurer. Il a échoué.

Lorsqu’il touche le sommet du rocher d’observation, une saveur amère réside sur sa langue rosée. Il n’a pas réussi, et il est si épuisé que ses pattes se dérobent sous son corps. Il halète, très fort, et il a envie de pleurer à cause de son échec. Il chasse les larmes qui brouillent sa vision, et tente de calmer sa respiration et les soubresauts qui le font tressaillir. Pendant les quelques instants de répit qu’il a, il prend de grandes bouffées d’air et essaie d’oublier la douleur dans ses muscles. Puis il se dit qu’il ne faut pas pleurer sur un essai raté, et il relève les yeux du sol pour faire la seule chose qu’il sait exécuter parfaitement.

Zoom arrière 25%.


Hiver observe. Le soleil l’aveugle, des oiseaux passent dans son champ de vision, la végétation est verdoyante et le territoire grouille de gibier. Le panorama est beau d’en haut. Il suit les indications de son mentor et porte son attention sur la lande derrière lui. Il peut voir des petits points de couleur sombre galoper à travers celle-ci, et il se dit que ce sont probablement des lapins ou des proies juteuses que les chasseurs ne louperont pas. Embrasement des Flocons lui montre les chutes d’eau. Hiver scrute avec fascination l’eau dégouliner en cascade de son perchoir, et imagine le spectacle qu’il doit se dérouler d’ici lors de la mauvaise saison.

Il s’imagine y venir, une journée où la neige s’est arrêtée de tomber mais reste agglutinée sur le sol, les arbres et les rochers. Il n’aurait pas mal à la tête car le soleil serait voilé par les nuages. La température serait froide, et dans le cas d’Hiver, très agréable. La végétation serait recouverte de poudreuse brillante et immaculée, le gibier serait terré et invisible. Hiver y serait au calme, à apprécier la sérénité de celle si belle mais cruelle saison. Le panorama serait encore plus magnifique qu’à l’instant, il pourrait observer les chutes d’eau se figer et se transformer en une glace subjuguante. Hiver est heureux d’être nommé après cette saison : elle est gracieuse et inspirante, malgré les dégâts qu’elle peut causer.

Le petit chat noir et blanc écoute le reste des paroles d’Embrasement des Flocons avec des yeux brillants d’émerveillement. Les chutes d’eau ont l’air d’être un endroit frais et abondant en gibier : pile ce qu’il lui faut au moment-même ! Il acquiesce faiblement lorsque son mentor lui indique qu’ils iront y chasser pour qu’ils ne dorment pas le ventre vide en cette journée brûlante. Hiver est très attentif à ce qu’Embrasement des Flocons raconte. Il scrute le sentier qu’il lui indique, descend la frontière avec le Clan de la Rivière des yeux, pose ses yeux sur l’imposante montagne, observe attentivement le Chemin du Tonnerre et essaie de se rappeler leur particularité. Puis il fait glisser son regard bleu pâle sur les arbres à feuille du Clan du Tonnerre, et hoche la tête avec obéissance quand son mentor lui dit qu’il ne faut jamais s’approcher du Chemin du Tonnerre, qu’il est très dangereux et qu’il y a des monstres de ferraille énormes qui passent à toute vitesse dessus.

Le rocher d’observation est là où le soleil tape le plus fort : il n’y a pas d’ombre, rien pour se cacher de la brûlure douloureuse de l’astre du jour. Hiver n’aime pas le soleil, il préfère la neige. Il observe son mentor s’asseoir à quelques queues de renard d’où il est, et son cœur se serre. A-t-il fait quelque chose de mal ? Oui, bien sûr, il n’a pas réussi à faire ce qu’on lui a demandé ! L’apprenti tacheté baisse la tête et continue à réguler sa respiration encore rapide.

– Hiver, tu es en forme ? lui demande Embrasement des Flocons. Il fait trop chaud, tu vas faire une insolation. Si tu ne peux pas je t'aide, on, ou je, va aller chasser, et ça sera terminé pour aujourd'hui.

Hiver réfléchit quelques secondes, puis hoche la tête doucement à la question de son mentor. Il veut prouver qu’il est fort, lui aussi. Il ne sait peut-être pas escalader de gros rochers jusqu’au bout, mais il peut se rendre utile en chassant un peu ! Il se fait tirer une nouvelle fois de ses pensées par le miaulement d’Embrasement des Flocons.

– Tu t'es très bien débrouillé. Les autres apprentis ne montent pas aussi haut.

Zoom avant 150%.


Sa gorge se noue à ces mots. D’une part, il est très heureux et très fier de se faire féliciter, même si on peut trouver mieux dans le choix des expressions. Ce n’est pas encore ça, mais personne n’a jamais dit à Hiver qu’il se débrouillait bien, et son cœur gonfle de bonheur : il a peut-être rendu fier son mentor, et ça, c’est quelque chose ! Mais d’un autre côté, Hiver sait qu’il aurait pu faire plus si ce maudit soleil n’avait pas tapé si fort, et s’il avait été plus musclé et entraîné, comme les autres apprentis. Il sait que ce que dit Embrasement des Flocons est un mensonge, il a déjà vu des novices monter jusqu’au sommet ! Puis, Hiver se dit que c’est grâce à leur condition physique. Eux ne sont pas petits et frêles comme lui, mais grands et forgés comme de vrais guerriers. Il tente de nouveau d’effacer le brouillard des larmes naissantes qui fleurissent dans ses yeux bleus, et dirige son regard vers les chutes d’eau. Elles sont belles et lui donnent du courage.

Hiver se demande ce qu’il doit faire. Doit-il remercier son mentor pour ne pas l’avoir réprimandé ? Comment doit-il le remercier d’ailleurs ? Personne ne lui a appris comment dire merci, et à quelles occasions le dire. Doit-il lui rétorquer que si, les autres apprentis peuvent monter aussi haut, et plus facilement ? On ne lui a jamais dit que c’était malpoli de rétorquer, mais de toute façon, personne ne lui dit jamais rien, alors ça pourrait être une option. Doit-il se rapprocher de lui, se montrer courageux et lui dire qu’il est prêt à aller chasser ? C’est ambitieux, et il pourrait se retrouver dans une situation humiliante s’il s’effondre à cause de l’épuisement, mais il prouverait ainsi sa bonne volonté, et Embrasement des Flocons le féliciterait peut-être une deuxième fois. Hiver a envie d’être félicité. Doit-il admettre qu’il est fatigué et qu’il a besoin de se reposer ? Ce serait lâche et paresseux, les autres apprentis ne feraient jamais une telle chose. Que doit-il lui dire, comment doit-il réagir ? Hiver ne sait pas. Alors, une nouvelle fois, il se fie à son instinct et tente d’extraire quelques mots de ses cordes vocales.

– M-Merci ? chuchote-t-il.

Ce remerciement sonne plus comme une interrogation qu’une déclaration, mais l’intention y est. Personne n’a remercié Hiver, alors il ne sait pas comment ce petit « merci » doit sonner. Il observe son mentor avec de grands yeux bleu pâle qui ne démontrent aucune confiance en soi, et il reprend la parole, anxieux de faire un faux pas.

– Je… Je suis en forme… Je peux aller chasser, je peux aider !

Il scrute la fourrure blanche et immaculée d’Embrasement des Flocons avec des pupilles écarquillées, pleines de candeur, et avides de se rendre utile. Les autres apprentis peuvent le faire, pourquoi lui ne pourrait pas ? Oui, certes, il n’a pas pu escalader complètement le rocher d’observation comme eux, mais sans ce soleil de malheur, il aurait pu le faire ! Et puis, il n’aurait pas chaud aux chutes d’eau, et il pourrait se remplir l’estomac avant d’avoir un repos bien mérité !

Zoom avant 200%.

Même s’il avait balayé un échec, Hiver observait son mentor avec des yeux emplis de détermination.

Embrasement des Flocons

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Lun 16 Juil - 19:20
M-merci ? Avait miaulé le novice. Tu n'avais pas dû le dire comme il fallait. Les autres mentors, saluent les efforts de leurs apprentis. Les autres apprentis n'ont pas peur de leur mentor. Mais toi, tu as le rôle du méchant. Et tu te prends à vouloir faire comme les autres. Mais les autres sont un poison. Leurs agissements, leurs paroles envenimées. Tout n'est que perfide chez eux. Chant des Rivières n'est pas comme ça. Et Hiver ne le sera pas. Il ne sera pas toxique, cupide, ou stupide. Il sera tout ce que tu n'es pas, si ce n'est pas déjà le cas. Il sera glorieux. Ta fille faisait des crises d'angoisse, lui est un nerveux naturel. Tu peux peut-être l'aider comme tu calmais ses crises ? Douce Huile lui faisait comprendre qu'elle était là. Qu'elle était fière d'elle. Mais ce n'était que mensonges et hypocrisie. Tu n'avais jamais su comment calmer, ou rassurer, Chant des Rivières avec honnêteté. Tout ce que tu avais pu dire l'avait toujours blessée.

Tu es aussi toxique que les autres. Si ce n'est plus. Parce que tu l'es aussi volontairement qu'involontairement. Tu serais un poison pour cet merveilleux apprenti. Comme tu l'avais été pour ta merveilleuse fille. Et les larmes au coin des yeux de l'apprenti haletant ne le montraient que trop bien.

Tu veux lui parler franchement, avec autant de tact qu'avec n'importe qui. Mais tu ne dois pas. Il est trop fragile, mais il faut bien que quelqu'un lui apprenne ces règles là.

Je… Je suis en forme… Je peux aller chasser, je peux aider ! Le regard que tu lui lances est comme éteint. Ne pas crier. Tu ne dois pas crier. Il n'a pas fait d'erreur, il est parfait, laisse le tranquille Embrasement des Flocons.

Hiver. Pourquoi tu veux tant leur ressembler ?! Malgré tout les efforts possibles et imaginables que tu as déployé, les pétales azurés de ta patience si calme s'enchevêtrent pour s'entre dévorer. Ils sont cupides, imbéciles, vaniteux et hypocrites ! POURQUOI TU VEUX LEUR RESSEMBLER ?! Ton ton monte encore de quelques décibels. L'apprenti ne te fait pas pitié, il te rempli de détermination : la détermination de faire de lui un guerrier. Tu t'en fiches du physique !Regarde toi, un beau pelage noir et blanc soyeux et brillant ! Regarde toi, toujours à observer, toujours à analyser le moindre détail ! CA c'est être un guerrier putain de merde ! Ne leur ressemble pas ! L'exemple à suivre ? C'est TOI, c'est EUX qui devraient te suivre, pourquoi quand j'arrive pas à te le faire comprendre ?! Tu n'arrives plus à arrêter de crier. Tu sens l'apprenti au bord de l'implosion, tandis que la pénombre commence à faire luire vos yeux. La chaleur est toujours aussi atroce.

Tu étais en colère. En colère contre toi même. Tu n'arrivais pas à lui faire comprendre qu'il était un bon apprenti, qu'il ne devait pas imiter les autres, mais continuer d'observer et d'analyser.

Hiver. Allons à l'ombre, tu vas tomber là. Miaules-tu finalement dans un souffle. Ta fourrure retombe en lambeaux sur ton dos. Tes oreilles restent légèrement abattues. Tes articulations douloureuses d'affaissent sous ton poids. Tu n'en tiens même pas compte. De toute manière tu comptes encore jeûner ce soir. Si tu n'arrive pas à faire comprendre des choses simples à un apprenti, c'est que tu ne le mérites pas.

Tu les détestes tous. Ils sont tous irresponsables. Tous orgueilleux. Tous cupides. Leurs épaules s'affaissent sous le poids de leur propre égo. Ils ne connaissent pas la simplicité. Non, pour eux, il faut toujours aller plus haut, plus loin, être le plus fort.

Dis ce que tu as à dire. Je suis une personne horrible, j'en suis consciente, alors dis quelque chose. N'avale pas mes paroles. Reproche le moi. Existe.
Tu aurais voulu lui dire qu'il devrait s'en ficher, de ne pas savoir les règles de la société. De ne pas savoir aimer, désobéir. Mais tu ne savais comment le lui dire. Tu ne savais pas si quelqu'un de normal serait frappé d'entendre ça. Peut-être qu'il le sait déjà ?

Au pire... On s'en fiche ? Non ?

De tout ça.

Le clan du vent.

Les chats stupides.

Les paroles meurtrières, tes paroles meurtrières.

Tu voulus disparaître sous terre pour regarder la vue que vous aviez d'ici pour l'éternité. Et rien d'autre. Plus de souffrances inutiles. Plus d'autodestruction. Plus de méchanceté gratuite, la tienne ou la leur. Juste... Observer.

À cet instant précis, tu étais redevenu un chaton. Tout seul au sommet de cette même roche. Tout seul. Juste Mikinyana en bas. Qui restait sans mot dire. Elle t'a laissé ce moment savoureux à toi tout seul. Perdu au milieu de l'immensité du chant de couleurs. Un chant, comme un champs. Mais de couleurs. De couleurs et de musique.

Pour l'éternité. Ici. Tout seul. Sans avoir jamais existé.
Rien qu'eux, se démerdant tout seuls.
Et la pourriture que tu as forgée. N'ayant jamais existée.

Nuage de l'Hiver

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Mar 17 Juil - 17:43
– Hiver. Pourquoi tu veux tant leur ressembler ?!

Zoom arrière 100%.


La joie d’Hiver baisse en un moment, il a l’impression qu’un arbre s’est abattu sur lui. Des larmes fleurissent dans son regard. Il veut leur ressembler parce qu’ils sont forts, courageux et loyaux. Lui, il est faible, peureux et lâche. Le petit novice noir et blanc baisse la tête. Son mentor a commencé à hausser la voix, et il a peur de ne pas pouvoir ravaler ses sanglots à temps.

– Ils sont cupides, imbéciles, vaniteux et hypocrites ! POURQUOI TU VEUX LEUR RESSEMBLER ?!

Hiver scrute le sol avec des yeux ronds. Il ne veut pas être cupide – même s’il ne sait pas ce que ça veut dire, il doute de la gentillesse du propos –, ni imbécile, ni vaniteux et encore moins hypocrite ! Il veut être fort, courageux et loyal. Il veut être un guerrier, et les autres apprentis ont, à ses yeux, toutes les qualités pour l’être, et lui ne les a pas.

– Tu t'en fiches du physique ! Regarde toi, un beau pelage noir et blanc soyeux et brillant ! Regarde toi, toujours à observer, toujours à analyser le moindre détail ! CA c'est être un guerrier putain de merde ! Ne leur ressemble pas ! L'exemple à suivre ? C'est TOI, c'est EUX qui devraient te suivre, pourquoi quand j'arrive pas à te le faire comprendre ?!

Hiver se recroqueville sur lui même, apeuré. Embrasement des Flocons crie, et il n’aime pas quand les autres lui hurlent dessus. Les larmes débordent de ses yeux à mi-sentence. Hiver s’en fiche d’avoir un beau pelage, il n’a pas de muscle, il est maigre, petit, et tout frêle ; les autres sont musclés, bien portants, grands et forgés ! Tout ce qu’il fait, le petit novice aux yeux bleu pâle, c’est observer et analyser le moindre détail. Est-ce que c’est ça, être un guerrier ? On le met à part à cause de cette manie à tout vouloir scruter et raisonner, et les guerriers sont toujours en groupe, alors comment pourrait-il en être un ? Hiver renifle et ravale un nouveau sanglot. Qu’est-ce qu’Embrasement des Flocons essaie de lui faire comprendre ? Il n’est pas un exemple à suivre. Hiver… Hiver n’a pas de valeur comparé à ces apprentis.

– Hiver. Allons à l'ombre, tu vas tomber là.

Hiver donne un petit signe de tête et essuie ses yeux humides sur ses pattes, honteux. Il a mal. Partout. Des muscles de ses pattes jusqu’à son cœur. Il aimerait quelqu’un qui vienne jusqu’à lui et qui lui dise que tout ira bien, qu’il sera un très bon guerrier et qu’il est quelqu’un de bien. Hiver ne regarde pas son mentor, il fixe le sol. Il remarque que le sommet du rocher d’observation est fait de gris uniquement, un peu dégradé, qu’il y a pleins de petites pierres partout et qu’elles amènent de la poussière brun-gris. L’apprenti aux yeux bleu pâle observe les minuscules cailloux rouler lorsqu’il bouge une de ses pattes. Une petite fourmi rousse cavale sur la surface dure. Hiver analyse sa posture, la fourmi semble effrayée. Il plisse les yeux. Peut-être qu’elle est naturellement nerveuse, ou que l’ombre du novice lui fait peur.

– Dis ce que tu as à dire. Je suis une personne horrible, j'en suis consciente, alors dis quelque chose. N'avale pas mes paroles. Reproche le moi. Existe.

Hiver a arrêté d’écouter son mentor. Il s’est laissé distraire par la petite bête à ses pattes, et il ne peut pas lâcher des yeux la forme microscopique. Hiver est comme ça, une fois qu’il a trouvé quelque chose d’intéressant, il part complètement du monde réel. Il préfère observer la fourmi se cabrer de terreur devant l’ombre qui la submerge. Il aimerait bien lui dire que c’est normal d’avoir peur, que lui aussi est souvent effrayé. Il essaie de la regarder dans les yeux, mais il ne sait pas bien où ils se trouvent, alors il laisse tomber et continue de scruter de près la petite fourmi sans vouloir croiser son regard. Hiver ne bouge plus, il ne veut plus faire peur à sa camarade. Celle-ci quitte sa position de défense, et retombe sur ses minuscules pattes. Puis, elle bouge ses antennes très doucement et s’enfuit à toute vitesse du rocher d’observation.

Hiver souffle un bon coup, et reporte son attention sur son mentor : il est calme maintenant. Il tente de se rappeler de ce qu’Embrasement des Flocons avait bien pu lui dire pendant qu’il n’écoutait pas, mais il avait payé trop peu d’attention pour s’en souvenir. Honteux et un peu déçu, Hiver incline la tête et se demande ce qu’il devrait répondre à son mentor.

– Est-ce qu’on pourrait aller à l’ombre ? demande-t-il.

Puis il se souvient d’un mot, d’une expression qu’il faut rajouter après une requête. Mais ce n’est pas un automatisme chez lui, alors il doit se creuser la tête pour se souvenir de cette formule de politesse. Si… Si il, s’il… Vous ou te ? Lequel de ces deux mots doit-il utiliser pour s’adresser à Embrasement des Flocons ? Il ira pour « te ». S’il te… S’il te plaît ! Hiver se relève doucement sur ses pattes fatiguées qui menacent de céder sous son poids à tout moment, et regarde son mentor dans les yeux, avec ce regard étrange, inquisiteur et trop calculateur. Il décide ensuite de rajouter à sa question, l’expression un peu maladroite et embarrassée qu’il cherchait auparavant :

– Hum, s’il… S’il te plaît ?

Hiver est gêné, il ne sait pas si c’est ainsi qu’il faut s’y prendre, mais d’après ses observations, la plupart des membres du Clan utilise cette formule. Le novice aux yeux bleu pâle se met assis, lentement pour ne pas réveiller la douleur aiguë dans son corps, et enroule sa queue autour de ses pattes en position d’attente.

Embrasement des Flocons

Messages : 453Date d'inscription : 15/08/2017Clan : VentPhysique de votre personnage : Blanc, fourrure fine, court sur pattes, yeux ambrésCaractère : Tu le découvriras bien assez tôt, crois moi.Caractéristique particulière : Regarde mon avatar. C'est un mélange de Greg House et de Sherlock (BBC), alors un nconseil l'ami : enfuis toi tant qu'il en est encore temps
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Mar 17 Juil - 19:09
Adhésion.
Le leucocyte, de sa couleur blanche ombragée, se dépose sur la bactérie et s'y accroche férocement.
Tel un parasite, Nuage de l'Hiver s'était accroché sur ton pelage. Tu l'avais laissé faire. Parce qu'on te l'avait confié. Et que tu voulais faire de lui un bon guerrier. L'inverse de ce que tu es. Mais pas comme eux. Tu y avais mis tout ton espoir. Toute ton énergie.

Absorbation.
Le globule blanc, de sa prestance, dévore vivante la bactérie qui se débat frénétiquement dans les mailles du piège qui s'est refermé sur elle.
Il avait écouté tes conseils. Bu tes paroles comme du lait maternel. Mais là, que tu faisais l'effort de le complimenter, que tu cherchais désespérément les mots justes, il t'ignorait. Il encaissait les ordres avec aplomb. Même s'il était au bord des larmes. Mais les conseils, les paroles qui se voulaient encourageantes, il les absorbait avec voracité et toi avec. Ton moral. Ton courage. Ta détermination.

Digestion.
Le leucocyte consume la bactérie toute entière. Les dames enzymes entament leur ballet infructueux pour émincer la bactérie jusqu'au dernier de ses atomes.
Il te laissait là. Sans exister. Il te laissait tout seul. Même si tu essayais de l'aider. Même si tu essayais d'être gentil. Même si tu voulais faire de lui le meilleur des guerriers. Même si tu voulais qu'il réussisse sa vie autant que tu as détruis la tienne.

Exprime toi !
On peut aller à l'ombre ? S'il te plais ?

Rejet
Mais la dance meurtrière des voluptueuses enzymes ne peuvent venir à bout de tout les attributs venimeux de la bactérie déchirée. Leucocyte recrache donc les restes de sa victime dans une réponse sanglante.
"S'il te plais ?"

Il était pourri. Jusqu'à la moelle. Comme les autres. Tu avais fais la fatale erreur de croire que ce petit là serait différent des autres. Tu aurais cru qu'au moins ton apprenti à toi, tu ne le détesterais pas. Que tu t'y attacherais, et qu'il serait un bon novice, et un bon guerrier, avec de bonnes valeurs, et qu'il inculquerait les idées à ses apprentis à son tour. Pour que les moisis guerriers vociférateurs soient éradiqués.

Mais tu n'en as pas été capable.
Et il n'en a pas été capable non plus.

Tu lui fis signe de te suivre sans un mot. Tu n'étais pas en colère. Tu étais juste découragé. Tu aurais bien voulu qu'on ne te confie jamais d'apprenti. Que cette chienne galeuse sans cervelle te bannisse. Te laisse pourrir en exile comme une charogne.

Mais elle le savait. Elle savait très bien ce qui allait se passer. Elle l'a fait juste pour se venger de toi. Pour que tu quittes le clan de toi même.

Lui aussi. Il le faisait exprès. Il te détestait. Autant que les autres. Il t'avait manipulé pour que tu quittes le clan, comme Rêve Enneigé. Ou que tu meures. Comme Mikinyana et Cœur de Jais.

Après tout, tu n'étais pour toutes ces cervelles en mousse qu'un jouet. Un jouet qui cesserait bientôt de fonctionner. Ou un parasite. Comme une tique dont il faut se débarrasser. Parce qu'elle gratte, et elle suce le sang.

Tu marches en silence. Le silence le plus total. Le silence des Flocons qui tombe sur le manteau neigeux en Hiver. Ils s'y dilatent. Puis se déforment. Et sont absorbés.

Ils pourraient faire le manteau solide et généreux de l'Hiver. Mais il ne le veut pas. Le manteau neigeux est rare. C'est une denrée précieuse qu'il faut conserver, chérir comme son propre enfant.

Puis tu arrives aux chutes. Tu restes quelques secondes à observer le cours de l'eau déferlant. C'est repartis pour un tour. The game is on.

Mousse. Verte, soyeuse, dense, mouillée, glissante dans les zones sèches. Râpeuses et solides dans les zones sous l'eau déchainée. Fraiche. À la texture agréable.

Roche. Brune, striée de noir et de nuances que l'on pourrait qualifier de noisette, châtaignes, blondes et encore beige, des traces de mousse décomposée, devenue solide. Fraiche. Humide mais râpeuses.

Eau de cascade. Blanche immaculée. Texture spectrale et mouchetée de points écumeux ou striés de zébrures plus sombres. Elle s'écrase sur el sol avec violence. Les gorges avalent l'eau goulument. Le plus gros morfal de la forêt. L'eau dégouline sur les côtés et en contre bas. Température glaciale. Force abondante. Qui fouette avec acharnement les roches en son lit.

La puissante cascade raisonne dans ton squelette tout entier avec fracas. Ta pensées dérive avec lui, engloutie vers les profondeurs ténébreuses.

Gorges. Sombres. Comme sans fond. L'eau s'y engouffre. Elles avalent avidement. Il leur en faut toujours plus. Toujours plus violement éjectées par la cascade à la force ravageuse.

Rivière. Pure. Rayonnante. Au lit de pierres plates et lisses. Azurée assombrie par la pénombre en des rayures plus foncées. Écumeuse. Cristalline. Aux reflets d'argent et de cyan. Une couleur comme celle du ciel. Les pierres en son lit sont perlées, un faible miroitement laiteux se réfléchit dessus.

Tu dresses la tête. L'analyse peut débuter. C'est repartis pour un tour. Tu adores ce jeu.
Arbres. Peu dégarnis. Feuillage abondant. Branches épaisses à l'allure solide. Allure solide ? Pas au bord et en contre bas au dessus des gorges : humidification, écorce lissée, endommagée. Cœur des arbres, oui : écorce âgée, allure rugueuse et dentelée, présence abondante de sève. Proies ? Écureuils, oiseaux type grives, merles, mésanges. Pas de rongeurs : trop humide, trop escarpé.

Murs de roche. Droite. Roche fripée. Dangereux. Gauche. Roche sombre, présence abondent de mousse. Dangereux : cascade trop près. Centre. Parfait : mousse et lierre, blocs de pierre fendus mais imposants : solide, sécurité optimale pour atteindre les arbres.

Sans regarder vers l'apprenti, tu bondis vers un mur pierreux. Tu as récupéré des forces, tant mieux. Tu atteins un arbre. Une chouette te regarde dans l'ombre. Mais tu atterris sans mal sur l'arbre, sans bruit, tu mouves tes muscles avec agilité, tu ne fais pratiquement aucune vibration dans la branche par ton poids.

Tu es dos à la chouette, mais son odeur pénétrante te saisis les narines. Tu cherches tout de même du regard une autre proie. Il y a une grive sur une branche voisine.

Tu bondis. Mouvance. Réception. Déplacement silencieux. Ombrification. Oscillation parmi les branches de la proie. Viseur verrouillé. Bond. Morsure sèche. Achèvement d'un seul coup. Opération réussie.

Tu redescends. Contemple l'apprenti. Tu n'as pas envie. Mais tu te forces. Ou ça sera pire demain.

Tu as observé ? Alors essayes. Remontes par là où nous sommes descendus si tu as peur de faire ce que j'ai fais avec le lierre et la mousse. Après, on rentre au camp.

Oui. On rentre au camp. On rentre à la maison. Tu t'assois en léger contrebas, surplombé par le novice. Tu surveilles ses mouvements de ton regard analyste. Tu n'as pas envie.

Peux-tu faire de lui un bon guerrier, alors qu'il ne veut pas, et qu'il ignore tes efforts, et ignore aussi ce qu'est qu'être un vrai bon guerrier ?

Nuage de l'Hiver

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Mer 18 Juil - 13:34
Hiver observe Embrasement des Flocons avec des yeux ronds. Encore. Il le regarde lui faire signe. Le petit chat noir et blanc hoche la tête. Il sait qu’il faut qu’il suive son mentor. Il descend du rocher d’observation avec angoisse, la menace de la chute lui pendant une fois de plus au bout de la truffe, mais il suit son aîné qui marche en silence, impassible. Hiver se demande s’il a dit ou fait quelque chose de mal. Il repense à ce qu’il lui a dit. Est-ce que le « s’il te plaît » n’était pas ce qu’il devait dire ? Le novice aux yeux bleu pâle baisse la tête honteusement. Il a mis en colère son mentor à cause de son manque de politesse. Le grand matou blanc doit probablement trouver le plus petit bien stupide et irrespectueux. Peut-être qu’il se dit même qu’Hiver ne mérite pas le temps qu’il lui accorde pour l’entraînement.

L’apprenti tacheté suit Embrasement des Flocons, et garde la tête baissée. Ses yeux le piquent une fois de plus, alors qu’il se répète à quel point il est inutile et idiot. Il ne sait rien faire de bien, même pas parler correctement. Le silence étouffe Hiver. Il a l’impression qu’une patte s’est accrochée à sa gorge, et qu’elle ne cesse de la serrer, de l’étrangler entre ses griffes. Il supplie intérieurement son aîné de prendre la parole, et de lui dire la cause de ce calme insoutenable ! Voilà. Hiver a envie de pleurer une nouvelle fois. Mais il sait que s’il éclate en sanglot, il perdra définitivement toute crédibilité et tout respect qu’on pouvait avoir envers lui. Alors Hiver traîne les pattes derrière Embrasement des Flocons, et il aimerait que la brûlure du silence soit soulagée par un peu de glace, de neige.

Lorsqu’ils arrivent aux chutes, Hiver ne se rend pas compte automatiquement qu’un spectacle extraordinaire se déroule devant ses yeux. Il attend quelques instants, le regard brouillé par les larmes, figé sur place. Il n’a plus envie d’observer, mais sa curiosité le titille. Alors il relève un peu la tête, et il chasse le brouillard humide de son champ de vision pour pouvoir avoir accès à l’eau qui coule inlassablement.

Zoom avant 170%.

L’eau s’écrase contre le sol dans un torrent violent et terrifiant, délivrant une écume blanchâtre et mousseuse aux pieds des roches. Hiver observe, et conclut que la température doit être glaciale : c’est logique. Il lève les yeux vers les alentours, et il regarde, scrute et cherche les moindres recoins du paysage. Il y a des rochers, grands, fiers et musclés, recouverts d’une mousse vert foncé et humide à cause de l’eau des chutes et de la rosée du matin qui s’accrochent éternellement. Le soleil qui tapait auparavant très fort, est partiellement couvert par de grands arbres verdoyants et abondamment feuillus. C’est beau, très beau, et le novice noir et blanc se retrouve en moins de deux plongé dans ses pensées.

Hiver s’imagine à la mauvaise saison, à gambader près des chutes d’eaux. L’eau coule toujours, avec plus de pression à cause de la glace qui souhaite la geler. Les torrents de liquide s’abandonnent sur un lac de glace craquante par endroits, toujours spectraux et transparents, parsemés d’écume. Les roches sont recouverts d’une fine et élégante couche de poudreuse immaculée, ils paraissent moins fiers tout à coup, écrasés par un si petit poids. La mousse est moins apparente, elle aussi à affaire à la neige glaciale qui l’envahit. Le soleil, en plus d’être caché par les arbres enneigés et  dépourvus de feuilles, pointe légèrement à travers le brouillard et les nuages. L’apprenti aux yeux bleu pâle s’imagine que la scène se passe une belle journée. La lumière du jour passe toujours, mais la chaleur est filtrée et se transforme en des températures froides et qui font grelotter le petit chat rien que d’y penser. Ce serait beau, très beau, et Hiver se fit la promesse de retourner à cet endroit, en plus du rocher d’observation, lors d’un jour brillant et plein de promesses de bonheur.

Il est tiré de ses pensées par Embrasement des Flocons, qui décide de bouger. Hiver observe attentivement, car, après tout, c’est son activité favorite. Il scrute la fourrure blanche de son mentor bondir vers un des murs de pierre et atterrir gracieusement sur un arbre. Le novice se pose la question : arriverait-il à faire la même chose ? Son corps semble souple et agile, peut-être qu’il pourrait faire un bond aussi beau. Ses yeux analysent la situation aux alentours. Il voit que son mentor a posé son regard inquisiteur sur une grive. Hiver compte les secondes, il sait qu’Embrasement des Flocons attend le bon moment pour bondir sur cette branche voisine, et planter ses crocs dans l’oiseau. Lorsque son aîné agit, l’apprenti ne quitte pas la scène de ses deux iris bleu pâle.

– Tu as observé ? Alors essayes. Remontes par là où nous sommes descendus si tu as peur de faire ce que j'ai fais avec le lierre et la mousse. Après, on rentre au camp.

Hiver est de nouveau anxieux. Mais cette fois-ci, il veut réussir jusqu’au bout, il veut montrer à son mentor qu’il sait faire des choses quand il le veut, qu’il n’est pas inutile et stupide et bon à rien ! Il veut prouver qu’il a quelque chose dans le crâne qui lui permet de bien faire agir ses muscles ! Avec  une lueur de détermination dans le regard, le chat tacheté hoche la tête vers Embrasement des Flocons. Il prend une grande inspiration, la retient quelques secondes, et souffle pour se calmer. Tout va bien se passer, il va le faire, il ne se fera pas mal, et son mentor sera surpris de voir que, même s’il n’est pas musclé et forgé, il peut – enfin peut-être – se rendre utile avec son corps !

Hiver analyse la situation, il peut encore voir le matou blanc sauter en direction du mur et se réceptionner sur la branche. L’apprenti tacheté est petit, mais il sait qu’il est suffisamment léger pour pouvoir atterrir en un morceau sur un des bras de l’arbre. Il passe son regard sur les branches, et décide que la plus solide, et la plus apte à supporter son poids est celle où son mentor s’est posé. Ensuite, il faudra qu’il regarde bien autour de lui. L’oiseau est l’une des proies les plus difficiles à attraper, comme les écureuils. S’il veut l’achever en un coup, il doit étouffer le plus possible les vibrations de ses pas sur la branche. Il faut donc qu’il reste silencieux, et qu’il réduise ses mouvements au minimum. Avec un peu de chance, Hiver devrait retomber près de son mentor entier et sans blessures, une proie dans la gueule.

Le novice se tapit au sol pour se mettre en position. En théorie, ses mouvements devraient être fluides, et tout devrait se passer vite. Simple et efficace : deux mots pour décrire l’action qu’il devait exécuter. Sans plus attendre, Hiver verrouille ses pupilles bleu pâle sur le point le plus résistant de la branche, et bondit en direction du mur grisâtre et mousseux. Sachant que ses muscles sont fatigués par son ascension de tantôt, l’apprenti tacheté préfère mettre ses efforts du côté de l’équilibre et de la vitesse d’action. Il atterrit du mieux qu’il le peut sur la branche qu’il avait visé et prie intérieurement pour ne pas émettre trop de vibrations. Il se fige sur le morceau de bois et se met dans une position qui favorise son observation. Hiver est venu ici pour chasser, pas pour faire un numéro de voltige. Il veut rendre Embrasement des Flocons fier, et il va mettre à terre la première proie que son regard croisera.

Zoom avant 190%.

Hiver observe à droite. Il n’y a strictement rien. Les feuilles ne bougent pas, il n’y a pas de vent. Conclusion, il n’y a aucune cible.

Hiver observe à gauche. Il n’y a strictement rien. Les feuilles ne bougent pas, il n’y a pas de vent. Conclusion, il n’y a aucune cible.

Hiver regarde devant lui. Il n’y a rien à première vue. Les feuilles bougent un peu, mais il n’y a pas de vent. Hiver peut apercevoir des plumes bouger doucement, et un bec picorer ce qui sembleraient être des graines. Conclusion, Hiver doit chasser cette cible.

Zoom avant 150%.


Hiver recopie la position de chasse pour les oiseaux qu’il a appris d’Embrasement des Flocons quelques instants plus tôt, et se met à la tâche. Il saute habilement de sa branche, et fond comme un grand prédateur sur l’oiseau qu’il n’avait pas pris le temps d’identifier. Il plaque ses pattes contre le petit volatile, et plante ses crocs dans sa chaire pour l’achever. Il l’attrape dans sa gueule, et redescend au pattes de son mentor.

Hiver est fort pour observer et recopier ce qu’il voit, tant que ça n’implique pas de devoir utiliser trop de muscles et d’être grand et puissant.

Embrasement des Flocons

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Mer 18 Juil - 14:31
L'apprenti redescend agilement devant toi. Son regard bleu pâle est rivé au tien. Il veut une réaction.

Embrasement des Flocons ? Allez, réagis. Il a très bien travaillé, il mérite d'être félicité. Mais tu ne savais pas comment lui montrer que tu étais fière de lui. Et tu n'avais pas envie de.. De t'embêter à parler. À bouger. Tu voulais juste rester là. À contempler l'eau. Ta proie entre tes pattes. Et penser. T'y enterrer jusqu'à t'y perdre, et que tu y suffoques.

C'est.. Euhm... Que dire ? Que disent les autres dans ces cas là ? TU T'EN FICHES DES AUTRES ENFIN ! Tu ne peux pas penser par toi même ?! Hm.. Qu'aurait-dit Douce Huile ? Songes-tu en perdant tes yeux un peu plus encore dans le vague. Bravo ? Miaules-tu enfin. Ca sonne comme une question. Tu ne te souviens plus de comment elle le prononçait.

Tu inspires. Regardes à nouveau les flots. Sa prouesse était parfaite. Mais tu n'arrivais pas à lui dire ta fierté. Ca ne t'agaçait pas forcement. Tu étais juste. Fatigué. Très fatigué. Pas forcément physiquement. Tu étais juste fatigué d'essayer de montrer de l'attention politiquement correcte et entretenir une relation basée sur de la confiance et de l'entraide à un autre être vivant.

C'est très bien Hiver, bravo. Allez viens, on rentre au camps. Miaules-tu, les mots glissent dans ta gorge. Ils veulent être prononcés, et sont sincères. Mais tu es trop égoïste pour faire plus d'efforts.

La queue trainante, tu ramènes ta proie avec ton apprenti et sa propre proie au camp. Tu poses la grive sur le tas de gibier. Et pars à l'écart de la population clanique. Tu évites successivement Etoile Solaire, Feuille Blanche et un chaton venu gambader entre tes pattes. Tu t'es glissé au sommet du talus le plus haut et tu as observé le jours tomber.

Tu cherches le novice du regard. Tu aimerais qu'il vienne partager son repas avec toi. Pour qu'il ne soit pas tout seul. Au moins. Alors tu lui fais signe de venir, lui et sa proie.

Quand sa fine silhouette s'approcha de toi, assis les yeux rivés à l'astre de lumière sanglante, tu lui demandas d'une voix éteinte.
Qu'Est-ce que tu voudrais apprendre, ou voir, demain ?

C'était comme une petit lueur d'espoir. De l'entendre parler sans s'excuser. S'il avait décidé que tu avais autant d'importance dans sa vie et dans cette forêt qu'une touffe d'herbe séchée, il serait tout de même contraint de suivre ton entrainement.

Nuage de l'Hiver

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Sam 1 Sep - 17:33
Zoom avant 175 %.

Les yeux bleu pâle d’Hiver se figent sur ceux de son mentor. Il attend quelque chose, il veut qu’Embrasement des Flocons lui dise quelles erreurs il a pu faire, ou quels bons points il a pu observer dans les actions du petit chat. Il veut seulement une réaction, non pas qu’il pense en mériter une. Il y a un temps d’attente, pendant lequel le Nuage scrute les prunelles de l’autre pour y déceler rien qu’un peu de fierté.

– C’est… Euhm…, hésite Embrasement des Flocons.

L’apprenti tacheté sent son cœur se gonfler d’espoir. Il se souvient des compliments que les autres reçoivent de leur mentor. « Bravo », « Tu t’es bien débrouillé », « C’est excellent », et leurs dérivés.  Il se demande lequel choisira le grand matou blanc. Peut-être qu’il rajoutera à une de ces expressions un conseil, une encouragement ou une critique. « Hésite moins », « Sois plus confiant », « La prochaine fois sera mieux », « Tu fais des efforts ». Quels éléments choisira-t-il d’assembler ? Dans la tête d’Hiver, toutes les phrases possibles se bousculent. Il se sent impatient, là, à attendre pour pouvoir entendre quelques mots de la part de celui qu’il admire et respecte.

– Hm… Bravo ? miaule son mentor, bien que le dernier mot ressemble plus à une question.

Le cœur du chat noir et blanc fait de grands bonds dans sa poitrine. « Bravo ». On lui a dit « bravo », et ça compte tellement pour lui ; c’est ce qu’il a eu envie d’entendre depuis qu’il est devenu apprenti. Le petit mot résonnent doucement, comme une mélodie, dans ses oreilles. Hiver est heureux, on pourrait presque voir des larmes dans ses yeux.  

– C'est très bien Hiver, bravo. Allez viens, on rentre au camp.

Le Nuage regarde Embrasement des Flocons avec des yeux brillants de bonheur et de surprise. Un seul bravo lui aurait suffi. Pour lui, ces mots, ce sont un rêve qu’il effleurait auparavant du bout de la patte. Il hoche doucement la tête, chasse l’humidité qui s’installe dans son regard.

– Merci, chuchote Hiver avec une voix tremblante, peu sûr de quoi répondre, pas habitué.

« On ne m’a jamais dit une chose pareille, ça compte beaucoup pour moi » reste coincé au fond de sa gorge.

Zoom arrière 30 %.

Hiver rentre au camp avec Embrasements des Flocons, la tête plus haute que quand il en est parti. Il pose à son tour la proie qu’il a attrapé sur le tas de gibier, et jette un dernier coup d’œil pétillant de joie à son accomplissement. Il sent son mentor partir à l’écart, mais il ne dit rien et se concentre sur ce qu’il va faire après les événements de cette journée. Ses iris bleues se posent sur la tanière des anciens. Il devrait aller leur donner sa proie, ils seraient probablement heureux d’avoir quelque chose à se mettre sous la dent.

L’apprenti tacheté part, serein, en direction des plus vieux membres du clan. Sur le chemin, il a vu ses parents qui revenaient d’une patrouille. Maintenant, il dépose sa proie aux pattes de ses aînés, et accepte avec allégresse leurs remerciements. Il s’assied quelques instants pour écouter leurs ragots, hoche la tête de temps à autres pour montrer qu’il est attentif, et glisse quelques discrètes phrases lorsqu’on lui pose une question. Puis Hiver s’excuse poliment, et décide qu’il est temps de les laisser un peu tranquille. Il se met en quête de chercher son mentor, au cas où il aurait besoin de lui.

Zoom avant 120 %.

Hiver s’approche le plus gracieusement possible d’Embrasement des Flocons, et observe lui-aussi le spectacle qui s’offre à eux. Le chat noir et blanc scrute les sillons sanglants dans le ciel avec des yeux ronds. La gorge du petit apprenti se noue. Il se force à ne pas décrire ce qu’il voit et à se concentrer sur ce que pourrait vouloir son mentor.

– Qu'est-ce que tu voudrais apprendre, ou voir, demain ? lui demande-t-il.

Hiver se pose la question. Que voudrait-il apprendre, ou voir, demain ? Il ne sait pas vraiment. Il ne faut pas se méprendre, le novice tacheté aime bien apprendre, il est curieux et à soif de savoir. Mais il ne sait pas comment choisir parmi la vaste étendue de connaissances qui s’offre à lui. Il a beaucoup d’idées. Il aimerait apprendre à mieux escalader, à chasser d’autres proies que celles qu’il a appris à traquer, il voudrait voir d’autres techniques, connaître des anecdotes utiles sur les autres clans ou des petites choses pour aider son clan. Il fait glisser ses pupilles vers le sol et déglutit.

– Me battre, répond Hiver en un souffle. J-J’aimerai apprendre plus de techniques pour me battre, s’il te plaît.

Zoom avant 200 %.

L’apprenti noir et blanc apparaîtrait sûrement comme suicidaire aux yeux des autres. Se battre, c’est ce qu’il galère à faire. Il ne sait pas se défendre, il connaît juste quelques bases, et ça ne suffit pas. Il veut s’améliorer, il doit s’améliorer. Hiver s’améliorera.

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